Podium et victoire de groupe !

C’est à Amiens que se déroule le rallye Jules Vernes (ancien rallye de Picardie pour les anciens).
Trois spéciales à disputer 4 fois sont au programme, soit le même découpage que le rallye de Dijon. En reconnaissant le vendredi, on évite ainsi deux déplacements. Pratique car on peut avoir quelques souvenirs des spéciales si on les dispute le lendemain, ce qui est moins vrai quand il se passe une semaine avant d’y repasser en course. Arrivé sur place, je dépose tout le matériel chez Julien Baessens, qui est le régional de l’étape. Je retrouve Marion à Flesselles, où nous récupérons le road book et les reconnaissances peuvent enfin débuter. Pour me rassurer, Marion me demande : «  comment on fait pour pointer déjà ? ». Les spéciales sont techniques, rapides mais malgré tout très intéressantes.Etonnant de trouver des tracés aussi sympa en Picardie. Des épreuves chronométrés de 10 km, 7 km et et 17 km constituent chaque boucle. Les 200 mètres de la dernière spéciale, la plus longue,  sont en gros graviers (genre cailloux qui n’ont pas fini leur croissance…) et nous amène à la cellule d’arrivée. (détail qui a son importance, vous verrez plus tard pourquoi…)
On trouve cela bizarre mais comme c’est pour tout le monde pareil…

Le lendemain matin direction SUBARU AMIENS où se déroulent les vérifications techniques. Cela semble long, alors qu’il y a pourtant un commissaire technique dédié aux VHC…
2 heures plus tard ( !) nous pouvons enfin mettre la Berlinette dans le parc fermé, sur la promenade de la Hotoie, le long des Cygnes et des canards, avec la fête foraine en paysage de fond. (détail qui a son importance, là aussi, vous verrez plus tard pourquoi…). En attendant l’heure de départ, nous partons déjeuner avec JM DHILLY et T. COUSTENOBLE. Ils ont déjà fait ce rallye deux fois et ont bien envie de nous montrer de quel bois se chauffe l’Alfa. Pour les pronostics, les regards ont directement vers GUILLEMIN, le vainqueur sortant (et vainqueur de la coupe de France 2008) et son Opel kadett Groupe 2.
On se méfie bien évidemment de DHILLY qui roule pratiquement chez lui et qui connait bien le terrain, de GAYMAY et sa Renault 5 turbo, de GOSSE et sa superbe Porsche 911, mais aussi de PONTHIER, qui a fait beaucoup de progrès et dont la Kadett semble enfin fiabilisée.
Première spéciale, nous nous mettons dans le bain avec Marion avec qui je n’ai jamais roulé et je découvre que la prise de notes a été un peu gentille. Je me dis que cela passe plus fort mais tant pis. On affinera le tir au 2ème passage.

Marion nous traine vers la fête foraine…

Nous faisons le 3ème temps, derrière les 2 Opel groupe 2.Dhilly est en embuscade derrière nous.La suite de la boucle se déroule correctement avec un tout droit dans la longue spéciale et surtout un passage terre vraiment douloureux pour la berlinette car le passage des 145 concurrents qui nous précédent a déjà bien creusé la route. Retour sur Amiens pour 1h30 de regroupement.

Auto tamponneuse, Karting ( piste en bois de 0,030 km) où elle mettra la patée à tout les hommes.

Retour aux affaires vers 20h.Nous ne disputerons que la dernière spéciale à la lumière des phares. A la fin de l’ES5, DHILLY survolté, tente de passer la cellule d’arrivée à fond. Vu qu’elle se trouve dans un droite 100 ( en quatrième moyen pour nous), les choses se finissent mal et l’Alfa est détruite. Les camarades n’ont rien, et Thomas COUSTENOBLE trouvait là le prétexte idéal pour aller se faire masser…

Nous arrivons dans la dernière spéciale du jour… La spéciale se passe bien jusqu’au passage terre où un trou s’est creusé et l’Alpine s’y enfonce plutôt sèchement… Je sens que le ski en alu sous le museau (réalisé par José LEVEQUE)  a rempli son office mais que cela n’a pas être pas suffi…

Lorsque nous repartons du point stop, une odeur de plastique brulé nous fait nous arrêter sur le bord de la route…

Je pense qu’un des ventilateurs a été touché.Mais il fait nuit et le bruit de la circulation fait que je n’entends pas si cela fonctionne.  Une fois l’auto garée dans le parc fermé, je peux enfin écouter si mes ventilateurs tournent mais non, ils restent muet. Je vois beaucoup de cailloux coincés dans le radiateur et suis très septique à l’idée de réparer le lendemain. Je n’ai pas de ventilo d’avance mais aussi pas de mécanicien….
Le lendemain matin, Thomas est venu organiser notre assistance (avant d’aller se faire masser donc…) et c’est sur la bâche de Laurent BAYARD que nous venons poser la berlinette. Aussitôt celle-ci se retrouve à un mètre du sol et le verdict tombe rapidement, un des ventilos est brulé mais l’autre marche. Cela étant, nous avons 2mn 30 secondes d’avance sur le 4ème alors nous tentons le coup, sans pouvoir enclencher les deux turbines. Je vais gérer cela au mieux toute la journée, en prenant 800 tr/mn de moins, en évitant de mettre la première et nous échappant rapidement des points stops pour refroidir la mécanique. Marc LEMOINE, le préparateur de CAEN, qui roulait sur une A 310 4 cylindres m’avait dit le matin qu’en faisant attention, cela devait passer. Il avait raison.
Pour la victoire, il n’y a pas eu réellement de bagarre.

François GUILLEMIN l’emporte fort logiquement et ce malgré un moteur bien fatigué. PONTIER reste 2ème et termine enfin un rallye avec son Opel Kadett. Derrière nous, le 4ème restera à plus de 2mn 30, ce qui nous rassure sur la gestion de notre journée où nous n’avons pas attaqué de peur d’avoir un soucis de chauffe moteur auquel nous n’aurions pu répondre…

Pour notre copain Julien Baessens, il était en passe de réaliser un belle performance dans le rallye moderne (un temps scratch le samedi) mais un tonneau dans le village de bouchon a occasionné un…bouchon,  le temps de dégager soigneusement sa BMW Compact Delage qui a bien souffert.

Coté copilote, la remplaçante d’ERIC DESSEIX a fait le job. Elle s’est bien débrouillé en spéciale et a assurer l’ambiance lors des pointages.Elle envisage de courir prochainement mais derrière le volant.

Cette épreuve est une réussite car rare dans le Nord avec un plateau aussi disparate, nous constatons que petit à petit, de nouveaux concurrents arrivent en VHC avec des autos très différentes  (R12 Gordini groupe 2 de PONTHIEU père et fille,  A 310 V6 groupe 4 des époux  TAGLIAPIETRA, la 4 cylindres de Marc LEMOINE, La Golf GTI de RICHE père et fille, la Cox de BLASIN, L’Opel Manta GTE de PAILLEUX, la Renault 5 Turbo de GAYMAY père et fille, la R 5 alpine de José LEVEQUE, les Porsche de DUCROUX et GOSSE etc…).Dommage que la date de cette épreuve tombe le même week end que YPRES,  nous privant ainsi de quelques concurrents comme FLAMENT et PROVILLE. Espérons que tout le monde viendra au Touquet mais aussi lors du renouveau du Rallye de Béthune en septembre prochain.

La suite des photos du Rallye Jules Vernes en cliquant ICI !

Pour Rallyspirit, le prochain rendez vous sera LM Story, au Mans, où un hommage à Jean REDELE sera rendu avec pas moins de 300 Alpines sur la piste dont quelque protos ayant participé aux 24 heures du Mans…

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