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La saison 2019 s’est articulée sur 4 épreuves avec la 5 GT turbo groupe N et avec la particularité d’avoir roulé avec trois copilotes différent.
Le bilan brut de fonderie n’est pas glorieux : 2 abandons en 4 rallyes… Mais en décortiquant chaque épreuve, on verra qu’il y a malgré tout quelques motifs de satisfaction.
Rallye du Touquet, Championnat de France VHC. MARS. Environ 35 partants
Pour la première fois, je faisais équipe avec Damien LERICHE, copain depuis quelques années car il est habituellement dans le siège de droite de la BMW compact de mon ami Julien Baessens. (vous savez….. la bleue EDF.)
Damien faisait là son premier rallye VHC et il a trouvé ça plutôt sympa au niveau ambiance.
Après des vérifications en centre ville et un dîner VHC fort bien organisé par nos amis Touquettois Philippe et Brigitte FLAMENT avec la présence de notre Président Nicolas DESCHAUX, le premier jour de course était mitigé, premier rallye ensemble et premier Touquet depuis 10 ans (j’avais gagné avec la Ford Escort et Eric DESSEIX à mes côtés en 2009). Mise à part la spéciale de Bourthes, je ne me rappelai de rien au niveau de parcours. J’étais à côté de la plaque au niveau des pression de pneus et l’auto était très délicate. La 5 GT n’est pas réputée pour sa motricité mais là c’était très pénalisant.
Au point stop de la dernière spéciale du jour, je perdais mes lunettes mais fort heureusement il me restait un double à l’appartement…
Damien m’a menacé d’une grêve si je ne l’écoutais pas au niveau des pressions et le lendemain matin, nous avons baissé de 250 grammes au départ de la première spéciale du jour et l’auto retrouvait immédiatement de l’éfficacité…(il faut dire qu’avec les 20 kilomètres de la liaison, les pneus avant avaient pris 400 grammes…)
Les gens heureux n’ont pas d’histoire et nous remontions tranquillement au classement général mais avons buté jusqu’au bout sur les amis Amaury Eloy et Hervé Mortier et leur Escort pour le gain de la 10 ème place au général. Nous finissions premier VHC des autos à mécanique Renault car nous avions repassé toutes les alpine et les R5. Thomas Caron et sa soufflette « classic » avait fait parler la poudre la veille et nous savions d’entrée que nous ne pourrions pas nous battre avec lui.
Donc un premier rallye de la saison plutôt sympa, et qui restera comme un bon souvenir.
Rallye national de la Vallée du Cher. Coupe de France VHC.MAI. 10 partants.
Pour le rallye le plus proche de nos bases, je retrouvais avec plaisir la régionale de l’étape, Stéphanie MARTIN à ma droite. Damien, de son côté, retrouvait sa place dans la BMW de Julien avec son moteur en rodage.
Trois magnifiques spéciales à parcourir 4 fois.
Ne sachant pas trop à quoi s’attendre au niveau de nos concurrents, nous partons en TB15 (ceux du Touquet, ce qui a son importance pour la suite…) pour la première boucle sur des routes humides et parfois sous la pluie, nous ne voyons pas les chronos des autres et rattrapions à chaque fois la petite Samba des nos amis Lecomte. Ils nous laissaient passer sans soucis, il est vrai que les routes ne sont pas trop étroites par là bas.
Retour au regroupement où nous apprenons que nous avions fait trois scratchs et que nous étions en tête… Tout va bien… Les TB5 sont prêt au cas où mais nous restons en pluie car la météo ne s’améliore pas encore… Nous repartons dans l’ordre du scratch et devant la magnifique 5 gt Turbo phase 2 (ex Automeca) de la sympathique famille Gouley, engagée en groupe classic. De leur côté, Julien et Damien se faisaient une grosse chaleur avec une sortie de route à haute vitesse. La BMW a souffert mais elle était démontée dès la semaine suivante.
Ils nous remontent petit à petit mais nous gardons une bonne avance à l’amorce de la troisième boucle. Toujours pas d’amélioration météo et je commence à me dire que je ne pourrai pas finir le rallye avec les pneus avant bientôt lisse… La troisième boucle confirme la précédente et c’est à égalité parfaite que nous attaquons la boucle de nuit. Je passe les pneus arrière à l’avant mais ils ne sont guère mieux. J’avais parié sur une après midi sèche et étais persuadé que nos TB 15 feraient le job pour le matin…Hélas, les TB 15 neuf étaient restés à Bourges.
Un gros aquaplanning en cinquième après la cellule de la 10ème spéciale nous a calmé (enfin moi car Stéphanie n’a pas aimé du tout…) et les Gouley étaient repassés, fort logiquement, devant. Ajoutons à cela des nappes de brouillard et des pneus retaillés pour nos concurrents directs et nous commençons à nous dire que la 2ème place (synonyme de 1er VHC) était plus raisonnable… Philippe GOULEY m’avouera qu’il ignorait que le retaillage des pneus était interdit en VHC. Il est vrai qu’après des décennies de rallye en moderne, il ne pouvait pas imaginer pareille ineptie dans le règlement technique du VHC.
Nous gardons un bon rythme dans la dernière spéciale (au cas où…) au point que le scratch nous échappe pour un 1/10ème. Il est bientôt 23h et le parc fermé en centre ville de Saint Aignan est the place to be en ce samedi soir.
Joli tir groupé pour Renault et Alpine avec la belle troisième place de l’Alpine A 310 V6 de la famille PETAS et la 4ème place de la Renault 5 Alpine groupe 2 de nos amis Claude Turpin et Jean Marc BUCHET.
A noter une vraie et magnifique remise des prix le dimanche matin. Un beau rallye à refaire sans faute…
Rallye Cœur de France. Coupe de France VHC. Septembre.
Premier rallye avec Dominique TURPIN, l’épouse de Claude. Reconnaissance sur une journée, assez fastidieuse de par le kilométrage des spéciales 29 et 30 km pour certaines.
Excitation aussi car l’Alpine A 110 RGT de mes voisins de Bourges fera ses premiers tours de roues en public en tant que voiture 0.
Nos amis Gouley sont là avec leur soufflette grise et je pense forcément (et secrètement) à remettre l’église au milieu du village après notre duel du mois de Mai.
Pour être tranquille nous avions fait les choses bien et c’est avec des cardans neufs que nous partons dans la première spéciale… Hélas, au bout de 20 mètres (25 d’après Domi plus optimiste que moi…) l’auto n’avance plus, le moteur s’emballe et je comprends immédiatement qu’une transmission vient de lâcher…
Nous parvenons à remettre l’auto en sécurité avant le passage des modernes quand le téléphone de Dominique sonne. C’est Claude, parti trois voitures derrière nous, qui venait de sortir dans un fossé…
Coup dur pour le clan Turpin…et cerise sur le gâteau pour moi.
Après démontage, nous verrons qu’un défaut de fabrication dans la transmission nous a privé de cette belle épreuve du Championnat de France 1ère division. Le barreau était sectionné au début de l’usinage des cannelures côté roue. D’autres amis qui roulent en gt avec les mêmes transmissions enchainent les saisons sans aucun soucis… Un chat noir s’installe dans la soufflette…
Rallye de la Rochelle. Coupe de France VHC. 40 partants. Novembre.
Frustrés par notre abandon en terre vendômoise, nous repartons ensemble, Domi et moi pour cette difficile épreuve de fin de saison.
Les reconnaissances sur une journée se sont avérées très optimistes car à 20 h, heure limite de fin de reconnaissances, nous n’avions pas encore fait nos trois passages dans certaines spéciales, le tout sous la pluie et sur des routes très défoncées. Si je m’étais inscrit avec la Berlinette, j’aurai très certainement déclaré forfait.
Vérifications sur le bassin des pêcheurs de la Rochelle, mise en parc près d’un magnifique Ketch, tout va bien.
Nous partons 33ème sur la route. D’habitude, quand les VHC partent devant les modernes nous sommes sûr d’avoir des routes propres mais là, vu qu’il y a 32 concurrents devant dont 7 Groupe A 4×4 turbo, on sera méfiant.
Au départ de la première, gros bazar avec des concurrents en retard en raison des bouchons en sortie de la Rochelle mais nous partirons dans un ordre dispersé…
Dès les premières centaines de mètres de la spéciale très humide, je dois me rendre à l’évidence que je ne sais pas régler une rampe de phares, pas aidé en cela par des phares des années 80…
Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’adresse disait le grand Jean RAGNOTTI…
Au point stop, 22ème temps … je m’attendais à pire vu le rythme sénatorial que nous avions pour se caler l’un et l’autre (finalement, notre abandon au bout de 20 mètres au Cœur de France fait qu’il s’agit là de nos premiers kilomètres en course…) et subir les zones d’ombres dans les secteurs rapides à cause de la rampe.
Une liaison compliquée nous amène au départ de la deuxième et dernière spéciale de cette première étape.
Je m’énerve un peu, les notes tombent au bon moment et c’est un joli 14ème temps qui donnent le moral avant d’aller mettre l’auto au parc fermé.
Le lendemain, routes très humides, il fait jour et la première spéciale du jour a été faite en partie la veille au soir où 200 voitures sont passées. Nous ne sommes pas déçu, c’est un champ de mine…
Dans nos notes, les « Bagdad à l’arrêt » sont justifiées et les deux premières spéciales se passent pas trop mal. Hayet et sa Delta groupe A qui partent juste derrière nous ne nous rattrape pas et c’est tant mieux.
Dans l’ES 5, sur un gros freinage avant une épingle, je saute sur les freins, rentre la 4 et là l’auto continue à accélérer…moment de stress, je regarde mes pieds et je vois que la pédale d’accélérateur reste au fond…Je pense alors à un soucis de câble ou de ressort de rappel de carburateur…
Je dois couper le moteur mais vu la distance qui nous sépare du virage et la surprise de certains spectateurs j’ai un mauvais réflexe et je débraye d’abord pour arrêter d’accélérer à fond et 5/10ème de seconde après je coupe enfin le moteur mais hélas, en ce laps de temps ridiculement court, le moteur a eu le temps de prendre plus de 8 000 tr/mn…et casse…
Quelques instants plus tard, l’auto s’immobilisait enfin, empêtrée dans les rubalises. Une fois le capot ouvert, je vois que le ressort de rappel de l’accélérateur a disparu et que la courroie est posée sur le cache culbuteur… Un père et son fils se jette sur le moteur et commence à m’aider à analyser la situation. Le père a roulé en GT et le fils, Maxime, poursuit ses études à l’Autosport Academy du Mans.
La courroie est remise en place par Maxime (malgré la fameuse option « anti saute courroie ») et il reste à trouver de quoi remette le papillon de carburateur en position fermée car le ressort a dû finir ses jours quelque part avant le freinage… Je retire la sangle de l’échangeur, je la fixe sur la barre anti rapprochement et sur l’axe de commande à l’aide d’un rilsan . L’auto redémarre mais le bruit au-delà de 2 000tr/mn est annonciateur d’un hiver chargé…
On rend le carnet au commissaire et on se rend compte que nous sommes enfermé sur la spéciale, la faute à un spectateur fort mal garé et qui empêche qui que ce soit de passer. Une voiture s’est aventurée et elle est encore dans le fossé…
On nous indique un chemin qui nous ramènerai vers une route plus clémente. Ce chemin fait 800 mètres mais la météo l’a transformé en aquaboulevard de la même couleur qu’une marmotte fâchée par un troupeau de VTT. On se lance alors dans cette nouvelle épreuve en se disant que c’est ça ou on attend encore trois heures la pause après les modernes et les VHRS.
La GT avance lentement, souvent en crabe et alors qu’on voit que la route menant au ciel n’est plus qu’à 100 mètres, elle s’enfonce définitivement jusqu’au bas de caisse.

Je sors de l’auto et m’enfonce à mon tour dans la terre… la pluie redémarre… je comprends que là où nous avons héroïquement réussi à arriver, les gens qui sont sur le bord de la spéciale ne nous voit plus… tout va bien. Je laisse Dominique à l’abri et je pars retrouver notre fameux Maxime…
15 mn après j’arrive à l’épingle et les gens comprennent que la terre chargée de glyphosates a voulu gober tout cru notre pauvre GT blessée… Quelqu’un saute dans son Nissan Terrano et me dit pas de soucis je vous sors de là… Je lui indique quand même que le terrain est hostile mais non, il est sûr de son coup… je monte avec lui nous n’arriverons même pas à arriver près de la GT… Renault 1 Nissan 0.
Le terrano est englué lui aussi et je pense à Dominique qui devait commencer à flipper voyant notre sauveur potentiel pris dans les bras de la dame nature lui aussi.
Je redescends à pied une nouvelle fois, la pluie redémarre de nouveau, mon téléphone bip sans arrêt car certains s’inquiètent… Maxime (encore lui) vient me récupérer au bout du chemin et me dépose auprès d’un énorme John DEERE du fermier voisin absolument adorable.
J’ai donc eu le droit à un baptême tracteur maxi évolution… On sort le 4×4 de son lit douillet , le fermier en profite pour me glisser à l’oreille en rigolant que j’ai été plus loin que lui… cela me redonne le sourire…
Ensuite on accroche notre vénérable soufflette derrière le tracteur et, miracle, tout a tenu. La sangle, le pare choc etc….
100 m de trajet en travers derrière un tracteur cela vous marque à vie.
Retour sur la terre bitumée (en dira ce qu’on voudra mais la glaise c’est très surfait…) et je remercie tout le monde une dernière fois. Maxime et Julie sont toujours là, comme des anges gardiens et je leur offre la plaque arrière du rallye.
Retour à toute petite vitesse vers des cieux Rochelais plus cléments car évidement nous étions dans l’endroit le plus éloigné du parcours…
L’auto doit peser 50 kilos de plus mais elle est rangée… Il ne reste plus qu’à tout démonter pour la remettre rapidement sur les spéciales en 2020, en attendant qu’une autre voiture en chantier soit terminée.
Au final on s’est bien marré malgré tout. Merci encore à Maxime et Julie…
Voilà pour cette saison 2019. C’était sympa de rouler avec trois copilotes différents et de revenir au Touquet.
Pour 2020, les choses prennent du retard d’entrée car une mauvaise blessure à la main m’éloigne de l’atelier. L’Alpine 1800 groupe 4 devrait être terminée (un jour…) et je reviendrai ici vous raconter sa re-construction en détail. La saison démarrera avec la 5 gt une fois que le moteur sera rôdé.
A très vite
]]>L’opportunité de rouler en endurance grace au TTE (Trophée Tourisme Endurance www.trophee-endurance.fr/ ) était trop belle.
Il y avait le choix entre SPA et DIJON mais connaissant déjà le circuit de Dijon, ma décision était simple, le raidillon, le double gauche de Pouhon et Blanchimont seraient les défis de ma prochaine course en circuit, la dernière datant de 1989 à Magny Cours lors de l’inauguration du circuit F1.
Le raidillon de l’eau rouge…un mur à grimper…en 6ème.
Une fois trouvée une Clio CUP louée pour l’occasion, il me tardait d’être à SPA pour y découvrir ce tracé de légende, la Clio CUP, mais aussi René DALAIS et Jo ZOSSO mes deux équipiers pour cette course de 4 heures.
Avec seulement 8 tours en essais libres et un tour chrono en qualif (obligatoire), j’appréhendais un peu de me retrouver dans l’auto au milieu de 64 autres concurrents car pour cette manche, le championnat Belge était mélangée au TTE…
Tout se déroulait finalement très bien et mis à part des soucis d’organisation et de calculs du team, nous finissions 15ème du général.
René, ancien rallyman et pistard à ses heures et Jo habitué des pelotons de la Formule Ford zetec me confirmaient que la Clio était particulière à maitriser, notamment en raison d’un train arrière très..sautillant. Mes premières sensations avec l’auto étaient donc juste…
Une fois habitué, cela passe très fort en courbe et cela mériterait bien une centaine de chevaux en plus…d’autant que la boite séquentielle SADEV est une pure merveille.
Voici donc un petit résumé en vidéo de cette course.
]]>Notre dernière participation à Dieppe datait de 2008, il faut dire aussi que depuis cette date les organisateurs avaient mis de coté les VHC…
A l’époque, nous étions alors venu faire notre 1er rallye avec la Ford mais les Dieux Haut Normands nous ont rappelés à l’ordre au bout de 4 kilomètres quand le moteur rendit son dernier souffle vers AUFFAY. Ils nous est donc apparu comme une évidence de venir vivre le renouveau du DIEPPE VHC avec la berlinette, d’autant plus qu’on pourrait y célébrer son quarantième anniversaire devant la maison mère, avenue de Bréauté. Mon chassis 17209 est sorti de cette usine en Janvier 1971…Sa consécration avec le titre 2010 était déjà une belle récompense…mais la faire revenir à Dieppe était, sur le papier, la bonne idée.
Patrice MOTTE, ancien concurrent en VHC sur une PORSCHE 928, avait fait en sorte que les VHC partent avant les modernes, et terminent un peu plus tôt aussi. Un programme parfait.
Après des reconnaissances sous un soleil normand accablant (comme quoi c’est possible), nous retrouvèrent Philippe FLAMENT , observateur FFSA pour cette épreuve, lors des vérifications techniques samedi matin.
Alain GOUPY, le commissaire technique m’annonça d’une voix grave que mon PTH n’était pas conforme…petit moment de stress jusqu’au moment où il me fit remarquer que je ne l’avais pas signé (depuis 5 ans, il était temps…). Autre moment sympathique lorsqu’on retrouve des propriétaires d’Alpine venues voir “les copines” lors des vérifs.
A 13 heures, nous partions les premiers pour aller faire la première boucle de trois spéciales de 10, 13 et 14 kilomètres.
Photo du Grand Pierrick Le BRETON
La particularité de cette première épreuve chronométrée était d’avoir les 3 premiers kilomètres sous forme de boucle, avec une très belle épingle entre deux talus…
Lors du deuxième passage à cette épingle, encouragé par les cornes de brumes des spectateurs, j’ai laissé glisser l’alpine plus que d’habitude et lors de la reprise d’adhérence, l’auto est monté sur le talus, ouvrant le train avant droit.
Pas fier de ma bêtise, j’ai terminé la spéciale sagement, ce qui ne nous a pas empeché de signer le meilleur temps.
Après être sorti de la zone du point stop, Eric a été voir les dégats et vu que cela semblait gérable, nous décidions de continuer.
Gardant à l’esprit le jour où ma roue s’était couchée sous la berlinette suite au rallye Jules Vernes et ses nombreux trous qui finirent par casser une fusée sur le train avant, nous avons roulé “petits bras” dans le premier passage de Bacqueville où quelques descentes très rapides dans les bois font toujours réfléchir, laissant à Da SILVA (une ancienne épée de la coupe Autobianchi et de la coupe 205) le soin de faire le scratch avec sa très belle Golf GTI.
Nous finissions la boucle par un temps scratch avant d’aller pouvoir enfin faire de l’assistance et d’inspecter de façon plus approndie la voiture.
photo bonvoisin
Le soucis le plus important était de gérer l’usure anormale des pneus et pour harmoniser cela, nous avons permuté la roue avant droite avec l’arrière
De son coté, l’ami Bruno EVRARD et sa berlinette avait laissé un phare à la réception d’un saut un peu trop optimiste. Habitant la région, il aura le temps de retourner sur les lieux de sa cabriole pour retrouver son longue portée…
Coté moderne, l’ami BAESSENS se remettait doucement dans le rythme avec la BMW compact de chez Delage, navigué pour la première fois par l’expérimenté Maxime LEMOINE.
Maxime LEMOINE un peu étonné par les dimensions de l’ancienne Championne du Monde Française.
Dès le départ de la seconde boucle, nous adoptons un rythme suffisament rapide pour rester concentré et garder la tête mais également prudent pour gérer notre problème de train avant et d’usure de pneus avant droit.
Temps scratch dans l’ES 4 et l’ES 5 et au départ de la 6ème spéciale, nous avions été prévenu qu’une voiture moderne était sorti dans un talus et qu’elle dépassait un peu mais qu’elle serait signalée.
Nous roulons propre quand après un gros freinage pour un gauche en seconde nous nous retrouvons soudainement bloqué par la Renault 5 turbo et toutes autres voitures ouvreuses parties plusieurs minutes avant nous.
Une dépanneuse est là également. Immédiatement, Eric sort en courant de la berlinette pour aller prévenir le suivant en se mettant bien avant le freinage car personne n’avait pensé à le faire. Pour ma part je sors également de l’auto pour aller voir pourquoi cet embouteillage ( en fait il avait décidé de dégager la voiture qui était sorti) et la colère m’a pris quand j’ai vu les voitures ouvreuses étaient équipées de radio.
Qu’ils ne pensent pas à se mettre avant le virage pour prévenir est une chose mais ne pas avertir la direction de course et le CH de départ en utilisant la radio en est une autre.Qu’il nous fasse partir en chrono pouvait encore se gérer si les postes de commissaires précedents avaient été avertis et qu’ils nous demandaient de ralentir.
Cet incident est d’autant plus regrettable qu’un directeur de course aguerri et connu officiait dans la voiture double zéro.
Après quelques minutes, nous repartons en convoi pour aller à l’assistance.
Après avoir re-vérifié ce qui devait l’être, nous décidons de ne pas repartir. La barre stabilisatrice sortait trop facilement de son logement suite à la bêtise du midi et il était plus sage d’en rester là, en abandonnant pour la seconde fois à Dieppe alors que nous étions en tête avec près de 30 secondes d’avance…
On aperçoit les stygmates de la sortie de route à l’avant droite de la voiture.
Da Silva s’en allait recueillir la victoire devant la berlinette de Bruno EVRARD et Philippe QUEVAL et la Renault 5 alpine groupe 2 de José LEVEQUE et de Cédric FRANCE.

On retrouvera tout le monde vers 22h30 au podium pour aller diner tous ensemble en compagnie du grand Jean Luc THERIER et de son épouse. (il ne manquait que Nicolas). Belle initiative des organisateurs. Par la suite, les modernes arrivaient et nos amis BAESSENS et LEMOINE terminait 8ème scratch et 2ème de groupe sur la BMW du 318i racing.
Prochain rendez vous, le Rallye Le MANS, les 10 et 11 JUILLET qui accueillera pour la première fois les VHC.(info sur le site de l’écurie Le MANS)
La vidéo du premier passage à l’épingle
Rallye de Dieppe 2011. Alpine Berlinette 1600 S… par rallyspirit
La vidéo du deuxième passage
Rallye de Dieppe 2011. Alpine Berlinette… par rallyspirit
Pour nous, si l’objectif 2011 est de se faire plaisir après le titre suprême de 2010, le cap sera mis sur la Terre avec le Terre de l’Auxerrois et le Terre de Langres, mais le Touquet reste le plus dur de l’année et il est hors de question de le manquer.
La berlinette étant jusqu’à aujourd’hui promise à une grosse révision, la Ford Escort sera notre monture pour affronter la boue, la betterave et autre substance plus ou moins liquide qui rendent ce rallye aussi atypique.
Arrivé sur place mercredi soir, nous avons eu juste le temps d’aller reconnaitre les trois spéciales que nous auront à disputer le vendredi soir aux alentours de 23h…
Comme souvent sur cette épreuve, les reconnaissances se sont déroulées sous un soleil radieux, ce qui laissait présager une bonne pluie pour le départ…Un vrai touquet est un Touquet humide…c’est bien connu.
Le seul stress (après celui d’avoir chercher les notes de l’an dernier pendant un mois…) pour nous était le fait de mettre un HANS pour le première fois.
Imposé par la FFSA pour les voitures de la période I (1977 à 1981) mais pas pour les autres périodes plus anciennes…! (où est la logique dans cette mesure ??), cet accessoire d’une efficacité redoutable en cas de choc frontal ou latéral n’est pas forcément le plus agréable à mettre et accrocher. De plus les mouvements latéraux sont limités, ce qui complique un peu les choses en rallye.
Dernière nouveauté pour nous, l’utilisation des Michelin TB 15 pour la pluie. Une discussion avec Dominique DEPONS avait fini de me convaincre sur ce choix. Une voiture anglaise, préparée en Belgique, piloté par un lorrain d’origine allemande, copiloté par un parisien pure souche, avec des pneus auvergnats, cela ne pouvait que marcher !
En revanche, ce que je n’avais pas prévu, c’est que la nuit précédent le rallye je sois malade comme un chien (ou tout autre animal malade !), au point d’être debout de 1h du matin à 6h. L’idée de déclarer forfait se faisait de plus en plus évidente mais après avoir dormi une heure et bu un café expresso bien sucré, l’envie de rouler reprenait le dessus mais un peu dans le brouillard malgré tout.
Aux vérifications techniques, nous retrouvions tous les membres de la Porsche Cup…(sept 911 engagées) et notre copain Laurent BAYARD, brillant vainqueur quinze jours auparavant des Routes du Nord au volant d’une Toyota Célica groupe A louée pour l’occasion chez Paul DEVOS.
Une fois l’auto rangée dans le parc fermé, il ne manquait plus que la pluie…qui arrivera comme prévu deux heures après.
Au départ du premier chrono, je repensais à ce que Eric m’avait dit pendant les reconnaissances: avec les SWIFT et les furieux de la coupe Twingo R1, on a interêt à emmener à manger et à boire… Et effectivement, en raison d’une grosse sortie de route d’une Twingo RS, nous avions 40 mn à attendre…le temps que l’ambulance revienne se mettre au départ.Je les mettais à profit pour dormir un peu, la tête accrochée au Hans, découvrant ainsi le coté pratique de l’accessoire…
Si le tiercé de tête était facile à prédire avec les trois Porsche 3.0 full groupe 4 très bien pilotées par BAYARD, TERRIOU et LEVASSEUR, (près de 900 chevaux les trois réunies) les places suivantes étaient sans doute les plus disputées entre BAILLERE et sa nouvelle 911 3.0, Vanhaverbeke et sa Mercedes V8 de plus de 400 chevaux, le local PONTIER et son Opel kadettt groupe 2 et bien entendu JM DHILLY, toujours très rapide sur ses terres.
Disputée sous le déluge, la spéciale de Camiers rendait un premier verdict qui nous convenait assez bien: 4ème temps, 3 secondes devant la 911 de Levasseur. Vu les conditions de routes, les longues lignes droites et les aquaplannings que nous avions rencontrés, c’était encourageant. A noter qu’il y a eu 20 sorties de route dans ce premier chrono de la journée…
photo François BOUVE
En guise de deuxième chrono, le piège annuel de La Caloterie nous attendait…
Disputé sous le déluge là aussi, nous partions assez prudemment car dès les 300 premiers mètres nous apercevions des coffres de Swift et de Twingo qui dépassaient des fossés.
Les équipages trempés jusqu’au os étaient quant à eux sur en amont sur la route, afin de ralentir tout le monde et d’éviter qu’une compression digne de César soit créée au dessus de leurs autos.
A la sortie de notre deuxième passage dans la partie en boucle, sur une allonge où j’avais eu le temps de mettre le 4ème rapport, l’auto est partie en luge dès que j’ai pris les freins et s’est arrêtée en bordure du fossé, posée sur le ventre.
Heureusement, des spectateurs étaient placés là (on saura après que plus de 8 voitures sont sorties à cet endroit dont une très violemment) et après qu’ils aient quittés leur parapluie, ils viendront pousser l’auto et nous sauver de cette situation pour le moins inconfortable. Un grand merci à eux.
Nous laissons 35 secondes dans l’aventure (facile à vérifier avec la caméra embarquée) et terminons la spéciale bien sagement, en apercevant encore ça et là, des autos plus ou moins abimées mais toujours très loin de la route…
Le troisième chrono de la boucle (Airon Notre Dame) sera disputé sagement et grand bien nous en a pris en voyant que Jean Marc DHILLY ira fracasser son Alfa dans un mur.
Nous remontons 6ème au général au moment du regroupement de Berck.
La deuxième boucle sera disputée tard le soir et l’état des routes s’était encore dégradé.
La spéciale de la Caloterie était pire qu’au premier passage et là aussi des concurrents étaient au milieu de la route, armés de lampes de poche pour nous prévenir et surtout éviter qu’on aille poser l’Escort sur leurs autos garées dans le fossé…
Jamais, en 13 rallyes du Touquet, je n’avais vu des routes dans un état pareil.
Tellement de boue dans les phares qu’on ne savait plus si on était sur la route ou pas. Je pensais à notre ami Philippe FLAMENT et sa Berlinette qui devait surfer sur la boue avec le Maire du TOUQUET, Daniel FASQUELLE en copilote.

Dans Airon-Notre Dame, nous rattrapons l’Opel de PONTIER et regagnons une place par la même occasion.

Retour au parc d’assistance vers 00h30… démontage de la rampe de phare et les informations météo laisse augurer d’un beau samedi…
Changement de pneus dès la première assistance et surtout pilote en meilleure forme car 7 heures de sommeil cette nuit là…
Départ de la deuxième étape samedi matin.
Le premier chrono de la journée est BOURTHES, 29 kilomètres. Avec le fameux passage du gué.
Spéciale sans soucis pour nous, avec en plus le plaisir d’avoir vu au départ les amis parfumeurs grassois Jacques LIONS et Claude BOMPARD, les deux pilotes d’escorts qui ouvrait pour Franck LIONS et sa Mitsu EVO 9.
Malgré le soleil, les routes restaient piègeuses.photo Hugues HORNOY.
Dans la spéciale suivante, HUCQUELIERS et ses 30 kilomètres, je me rendi compte que de la fumée s’échappait de la voiture. N’étant pas sur de mon coup et n’ayant aucun doute sur la fiabilité de la mécanique, je continuait en jettant un coup d’oeil de temps en temps dans le rétroviseur mais rapidement, il fallait se rendre à l’évidence…
Comme disent les vieux mécanos : » fumée blanche…Pape. Fumée bleue …soupape !!! »
L’abandon est proche.
C’est dur à digérer d’autant qu’après démontage il s’avère qu’un morceau de jupe de piston s’est cassé. Probablement un défaut dans la fonderie…
Après notre abandon nous apprendront que TERRIOU et sa Porsche venait de décapiter un arbre derrière lequel DHILLY était encore posté quelques secondes avant…(pas son week end…), et que Franck LIONS bloquait la spéciale de BOURTHES en tapant durement à la sortie du Gué. Sa mitsubishi occupant la largeur de la route.
Après sa victoire en 2010, Laurent BAYARD remportait de nouveau l’épreuve, associé à Loïc BRIGAUDEAU, prouvant s’il en était encore besoin que son talent est immense, quinze jours après avoir remporté les Routes du Nord en moderne.
Déjà victorieuse en 2002 avec Sanson, cette 911 se forge un joli palmarès dans cette épreuve…
Philippe FLAMENT termine 9ème. Belle performance vu l’état des routes du Vendredi et l’inéxperience de son député-maire-copilote.
Daniel FASQUELLE a promi d’être l’ambassadeur du rallye à l’assemblée nationale.
Belle performance aussi pour nos petits protégés de la coupe TWINGO R1 Antoine MASSE et Thomas JARRY, beaux 6ème de la manche d’ouverture du Championnat de France Junior.
Prochain rendez vous pour l’Escort: Le Terre de l’Auxerrois.
Quelques images embarquées lors de cette épreuve :
RallySpirit Touquet 2011 par rallyspirit
Voici donc le compte rendu de la Finale de la coupe de France des rallyes VHC disputée le week-end dernier à la Rochelle. Nous y remportons le titre en période 2 (1970-1976) mais aussi le titre officieux toutes catégories confondues (période 1, 2 et 3) sur 174 classés…
La deuxième journée du Rallye de la Rochelle, Finale de la Coupe de France 2010 a été la plus longue de l’année pour nous…
Afin de garder notre avance au classement de la Coupe de France, il ne fallait pas que Jean Claude Andruet, splendide vainqueur du Rallye, nous prennent plus de trente points. En nous plaçant dès le Vendredi soir à la 3ème place du groupe, nous étions à l’abri d’un petit soucis comme une crevaison ou un tout droit mais il fallait cependant tout aller au bout de cette belle et difficile épreuve…

Ce fut chose faite vers 19H, avec le Titre suprême et 310 points.
]]>Sur place nous retrouvons des têtes connues et des amis: Claudie et Arthur TANGHE, Denis SQUEDIN, la Famille DEBACKERE, José LEVECQUE et sa 5 Alpine, Philippe DUSFOUR du Team Enjolras, les copines de la salle de Presse (Marion, Virginie) et nous apercevons déjà les autres concurrents du VHC avec des autos campées pour une fois sur des pneus étroits et bien curieux… les pneus TERRE !
Sur la préparation de notre Ford, Christophe JACOB m’a beaucoup aidé par ses conseils. Il a été Champion de France Terre en 2004 en groupe F, sur une …Escort MK2. Hauteur de caisse augmentée de 40 mm, puis j’ai légèrement blaxonné les parties des passages de roues qui se trouvent dans les trajectoires des caillloux.J’ai protégé les durites de freins par des gaines en caoutchouc et puis refais une géométrie car le fait de remonter l’auto le rendait indispensable.
Christophe JACOB et son épouse Isabelle remportent le 1er Terre de Langres VHC.
Pour la course, les galères ont commencé trois jours avant le rallye quand je me suis rendu compte qu’un étrier fuyait car il était fendu… Pas facile d’en trouver un ou une paire vu que tout le monde l’a en catalogue mais personne ne l’a en stock. Au final Ronald VANCKERKOVEN m’a dépanné d’un étrier de sa voiture et nous l’avons monté vendredi soir, 15 mn avant les vérifs…GASTON, (celui qui a tout appris à Ronald) s’est acquitté de cette tâche en très peu de temps, avec l’aide de Christophe et de sa malette secrète, bourrée de raccords Aéroquip…
Les Anglais du Team Rallyextreme (Grant SHAND) m’ont très gentiment amené d’Angleterre mes Pneus DUNLOP Terre qui ont bonne réputation dans leur championnat dont 75 % des épreuves sont sur terre.(et à parcours secret…).
Petite équipe mais grande complicité…
Vu que la spéciale d’essai était terminée, il m’a été impossible de rouler et de voir ce que donnaient des pneus terre et mon auto à la hauteur de caisse type Rallye raid…
N’ayant pas eu d’horaire précis, nous avons appris qu’il n’y aurait pas d’assistance pour nous le matin… Nous allions donc partir en spéciale après 5 km de routier sur asphalte. Après tout le challenge était amusant.
Les notes nous ont été données 1 heure avant de quitter le parc fermé. Un style facile à comprendre (sauf pour les anglais…) concocté par Gérald LONJARD qu’on ne présente plus. Pas forcément des notes pour faire un temps mais en tout cas pour ne pas se sortir et profiter des magnifiques chemins de terre de Langres.

Nous prenons le départ de la première spéciale avec une certaine excitation mais aussi de la prudence. Comment ça freine sur la terre ? Avons-nous du latéral ?…Dès le premier kilomètre je me suis aperçu que les pneus terre sont fantastiques. On peut freiner franchement et l’auto s’arrête. Pas de blocage imprévisible. La spéciale se termine sans souci et sans dommage pour la voiture, ce qui est déjà une première interrogation de levée. La Porsche qui partait derrière nous ne nous avait pas rejoint. Nous apprendrons plus tard qu’on avait fait le 3ème temps des VHC et le 4ème des classic et VHC confondus. Pas si ridicule finalement, nous qui pensions nous faire rattraper par deux autos au moins.

L’absence de reconnaissances restera une expérience particulière…On peut se faire plaisir mais c’est tout de même mieux avec un passage en reconnaissance. Au niveau timing, nous pouvions nous lever plus tôt et faire un tour de reconnaissance avant celui des modernes. Nous avons le privilège d’être accepté en championnat Terre, alors nous ne sommes pas à une heure de sommeil près.
Au départ de la deuxième spéciale, j’avais analysé ce qui s’était passé dans la première, les réactions de l’auto et on partait très fort. Dans les sous bois, nos premiers appels contre appels réussis…des glissades plus franches jusqu’à ce que l’accélérateur s’enfonce dans le vide, avec juste un peu de puissance avant de toucher le plancher…. Un cable d’accélérateur venait de lâcher…on allume les warning, et nous nous trainons jusqu’à l’arrivée en rageant car la spéciale, longue de 24 kilomètres était tout simplement splendide.
La Porsche nous rattrapait sur la ligne d’arrivée. Preuve qu’on devait rouler sur un bon rythme car le câble avait lâché 20 kilomètres plus tôt.
Arrêté au bord de la route, nous réglons le deuxième câble qui était détendu et partons dans la 3ème avec la ferme intention d’en profiter. Hélas, le câble cassait net au bout d’un kilomètre, la voiture s’immobilisant sur le bord de la route, moteur au ralenti…

Cet abandon nous aura permis de voir passer les modernes mais le plus beau spectacle restera le passage des deux escorts BDA de Christophe JACOB et de Grant SHAND, son préparateur… du grand art…
Après être revenus à l’assistance, nous comprenons pourquoi les deux câbles avaient lâché : encore un héritage du montage de l’auto, fait en dépit du bon sens. On connait la chanson : » Métal contre métal, cela se termine toujours mal… »
Ronald et Gaston aidés par l’assistance de Philippe HENNINGS remettaient de l’ordre dans tout cela et d’une réparation, nous sommes arrivés à un montage plus adapté que celui qui avait été fait initialement.
Lors de cet après midi passée au parc d’assistance, j’ai eu le plaisir d’avoir la visite de Marc PENIDE (deux fois Champion de France des Rallyes VHC) et de Denis RENAUX, l’homme à la BMW 2002 orange.
Plus tard, la direction de course acceptera de nous faire partir en super rallye le lendemain. Pour les raisons dramatiques que l’on sait, l’épreuve ne repartira pas le dimanche. Nous pensons bien fort à la famille de la victime mais aussi à toute l’équipe de l’ASA Langres et à Philippe BOURGON qui était notre contact au niveau de l’organisation.
Vivement le prochain rallye Terre VHC. Et si en 2011, il pouvait y avoir AUXERRE et LANGRES, qui ont la réputation d’être les plus propres au niveau du parcours, ce serait parfait…
Les absents ont eu tort…

Christophe TERRIOU l’emporte devant LEVASSEUR et GUILLEMIN.
Auteur d’un “gros” dimanche, BAILLERE prend la 4ème devant ALFRERO, le vainqueur sortant et sa superbe Renault 5 Turbo groupe 4 flambant neuve.
En terminant 6ème, nous sommes finalement à notre place avec la 1600 S.
Manque Jean Charles REDELE auteur d’une sortie de route dans la première spéciale avec plus de dommage pour son poignet (triple fracture…) que pour la Berlinette 1800.
Laurent CORDONNIER, Eric DESSEIX, votre serviteur et Jean Charles REDELE.( photo P.Laubriat)
DIJON 2010 : Un grand cru.
19 Partants cette année et toujours en évoluant avant le rallye moderne. L’accueil est toujours aussi bon et les Porschistes Rochelais (Levasseur, Lecam, et Chauvet, 3 équipages venus pour la première fois cette année) appréciaient la chose, eux qui savent si bien nous recevoir lors du rallye de la Rochelle.
Si globalement les concurrents de l’année dernière sont tous revenus, nous comptions cette année, outre les répresentants de Charente maritime, le Parisien et ami Rédélé, Christophe TERRIOU, venu glaner des points pour la Coupe, et Malsot et sa volumineuse Volvo Amazon.
Comme l’an dernier, nous roulions avec la Berlinette car les routes sont bonnes et nous ne risquions pas de ruiner tout le travail de cet hiver sur le museau et le dessous de la berlinette.
A noter qu’avec 3 Alpines (notre 1600S, la 1800 groupe 4 de Chariglione et celle de Jean Charles Rédélé), la Renault 5 Alpine groupe 2 de la famille Tan et la magnifique 5 Turbo groupe 4 de Jean Luc Alfero, la marque au losange étaient bien représentée. Il est vrai que face aux 6 Porsches 911, il fallait aiguiser ses couteaux.
Dès la première spéciale, des surprises survenaient. A commencer par la sortie de route de Rédélé, très (trop?) optimiste sur une freinage et qui ira taper sèchement les ballots de paille de la chicane, certes masquée, à mi parcours de la 1ère ES. Demi train arraché, et surtout, triple fracture du poignet pour notre ami avec lequel nous faisions assistance commune, comme lors de la finale de la Rochelle. Raymond Cayol soignant nos deux autos.
Chauvet ira lui aussi taper cette chicane, démontrant qu’il aurait été judicieux de la placer peut être plus tôt ou tout du moins, de la signaler par un panneau, comme cela se fait de plus en plus souvent dans le Nord.
Pour la lutte en tête, Terriou montra de suite qu’il ne venait pas en Bourgogne visiter des caves, et Levasseur restait dans son sillage.
De note coté, nous réalisions le 5ème temps, derrière la 5 turbo et juste devant nos amis Baillere, qui pour une fois, s’étaient séparés pour permettre à Maxime de participer à son premier rallye en tant que copilote.( Merci Maman…)
2ème spéciale, la petite comme nous l’appelions, bien plus sinueuse que les 2 autres, voyait un nouveau temps scratch de Terriou devant Guillemin, très content de son choix de pneus, Levasseur et nous, 4ème temps car la pluie arrosait la route et nous permettait de tirer notre épingle du jeu.
3ème spéciale, longue de 22 kilomètres avec un début extrèmement rapide avec des appuis en 5ème.
Notre moteur nous fait les mêmes coupures qu’à la Rochelle alors que nous pensions avoir résolu le problème…un peu stressant de rouler ainsi.
7ème temps pour nous derrière les Tan, toujours aussi véloces avec la 5 Alpine. Terriou enfouce le clou en tête et termine cette première boucle avec 32 secondes d’avance sur Levasseur et plus de 57 sur Guillemin. Nous sommes 6ème à 9/10ème de seconde derrière les Baillière…
Maxime BAILLIERE
A l’assistance, nous retrouvons Jean Charles et Laurent abatus par leur mésaventure. Le sorcier Cayol essaie de trouver ce qui cloche sur notre moteur (bobine changée, bougies, faisceau) le tout aidé par Jean Charles qui, malgré la douleur mettait en route mon moteur quand Raymond le demandait ( nous ne savions pas encore que sa douleur était due à une triple fracture…donc le garçon n’est pas douillet !).
Nous partons pour le second tour, toujours avec des averses. Dès la 4ème spéciale nous constatons que rien n’a changé sur le moteur, il ne donne pas toute sa puissance à partir de 5 000 tr/mn.Tant pis, on fera avec. Il faudra juste qu’il pleuve encore et encore…
Nous réalisons le 4ème temps et prenons, par le même coup, (et très provisoirement) la 5ème place au général. Dhilly quant à lui, ira flirter avec une pierre et devra s’arrêter pour changer la roue.
Denis RENAUX, auteur de bons chronos avec sa BMW 2002 Ti
Dans la spéciale suivante, nous réalisons encore le 4ème temps devant Tan et prenons, pour le coup, la 4ème place au général.Terriou continuait son festival en tête…
Dans la dernière spéciale du jour, nous savions que notre soucis moteur allait nous handicaper davantage mais nous ratrappons Chariglione a deux kilomètres de l’arrivée mais il ne nous verra pas et nous finissons la spéciale collé à son pare choc.
Nous bouclons cette journée à la 6ème place et savourons par avance le fait de partir le lendemain juste derrière la 5 turbo.
Sur la liaison de retour vers Dijon, nous avons connu le plus gros stress de la journé. Le moteur qui coupe sur l’autoroute et nous nous arrêtons sur la bande d’arrêt d’urgence…Le moteur s’étant tu brutalement. Eric bondi derrière et ne trouve rien de suspect. Certains concurrents s’arrêtent pour proposer leur aide (on a les noms de ceux qui ne se sont pas arrêtés…) et Jean Marc Dhilly et Thomas Coustenoble iront même jusqu’à sortir de leur Alfa une sangle pour nous tracter hors de l’autoroute.
En même temps Eric me demande si j’ai un condensateur de secours dans l’auto… quelle question… j’ai l’article en magasin, évidemment. Le moteur repart immédiatement et les 10 minutes passées au bord de l’autoroute nous semblèrent bien longues…Jean Marc et Thomas range la sangle de le coffre de la Giulia. C’est pratique, un coffre…
La Renault 5 turbo de JL AFERO, du beau travail…
Retour sur Dijon et nous voyons que l’ancien pilote de Berlinette Thierry BATTEAU faisaient des temps incroyable avec sa petite Saxo dans le rallye moderne. Le lendemain matin, arrivés à la première assistance, nous décidons de passer les pneus pour le sec (des A048). Evidemment, au départ de la première spéciale du jour, il pleut…
Tant pis… on roule comme on peut, sans faire de bêtise et on voit que Baillière a fait parler la poudre donc le projet joli (cf Audiard) d’aller le chercher tombe à l’eau.
On roulera ainsi toute la journée, de temps en temps en faisant un temps devant la 5 turbo et essayant de ne pas tenter le diable vu qu’il nous était impossible d’aller chercher les copains de devant. A la limite le danger aurait pu venir de la 5 Alpine des pompiers du 77, les TAN, décidemment en gros progrès avec leur planche à roulette comme les avaient baptisés les journalistes à l’époque de leur fantastiques 2ème et 3ème au Rallye de Monté Carlo 1978.(Ragnotti et Fréquelin pour les amnésiques)
TAN, père et fils. Voiture rouge, normal pour des pompiers…
La dernière boucle se fera sur le sec, avec les bons pneus, pour une fois.Terriou l’emporte haut la main, Levasseur en terminant 2ème montre la qualité du travail fait sur sa Porsche par A.R.S et Guillemin en solide troisième, confirme tout son talent.
Baillère 4ème, Maxime est heureux de ce beau résultat pour son premier Rallye. Alfero 5ème a bien terminé sa séance d’essai et la 5 turbo devrait remonter dans la hiérarchie dès que l’équipage sera plus à l’aise avec la bête. Mais partir derrière elle le dimanche nous a rappelé combien ça poussait une 5 turbo groupe 4…
La 6ème place viendra nous récompenser de notre week end mais il reste à trouver pourquoi le moteur est anémique à haut régime…
La victoire de classe et la 2ème place du groupe nous permet de reprendre la tête de la Coupe de France VHC. Cela ne durera pas longtemps car il n’y a pas de rallye de prévu dans les semaines qui viennent pour nous mais le plaisir de voir son nom tout en haut d’un classement est bien là…
Notre 1600 S lors d’une averse le dimanche matin.
A très vite…
]]>De notre coté, les choses étaient un peu différentes dans la mesure où Eric étant indisponible, et que les deux autres copilotes susceptibles de le remplacer roulaient eux aussi au Touquet, je m’étais préparé à déclarer forfait et à m’inscrire à Epernay, qui avait lieu le week end d’après.
Finalement, et grâce à un emploi du temps démentiel, Bruno BRISSART, à coup de nocturnes au bureau, se rendit disponible et nous permit alors de disputer le Touquet 2010 ensemble. Rendez vous était pris le vendredi midi à l’aéroport du Touquet, tout en dînant avec un client la veille au soir à l’aéroport…de Nice. Entretemps, j’étais à 9h du matin en Belgique pour récupérer l’Escort, dont l’échappement avait été réparé suite aux Routes du Nord.
Une fois la voiture nettoyée et le harnais de Bruno réglé, nous voici aux vérifications techniques où nous retrouvons les amis FLAMENT, DHILLY, BAYARD et sa superbe Porsche 911 3.0 groupe IV (Sanson avait gagné le Touquet 2002 avec) et aussi LEVASSEUR et LECAM, les Rochelais avec leurs 911, les époux BAILLIERE, la monstrueuse MERCEDES 500 SLC de Van HAVERBEKE et son non moins impressionnant semi remorque d’assistance, le retour de François PONTIER , les traits tirés par ses nuits de biberon, BIECQ et sa Sunbeam, ainsi que les habituels compétiteurs du challenge VHC en Nord : La famille RICHE, la famille PONTHIEU, JP DUCROUX de plus en plus rapide avec sa 911, GROMEZ et son Bertone, la famille WATTINNE et leur suédoise ( une SAAB…), LEVEQUE et sa R5 Alpine, PAILLEUX et sa Manta et enfin la belle Alpine A 310 V6 de TAGLIAPIETRA.
Après le traditionnel diner offert aux concurrents VHC par Philippe et Brigitte FLAMENT, une petite nuit de sommeil nous attendait avant la grosse journée de samedi avec pas moins de 10 spéciales. Les élections régionales du dimanche imposaient un planning plutôt light pour la dernière journée afin de laisser aux citoyens le temps d’aller voter (du moins ceux qui avaient prévu de le faire…)
Samedi matin, la première surprise venait de la direction de course, qui avait changé l’ordre des départs en mettant Laurent BAYARD en queue de peloton. Décision incompréhensible quand on sait qu’il venait de finir 6ème scratch des Routes du Nord avec sa vénérable clio Williams et qu’il était le favori logique du Touquet VHC.
La première spéciale allait se dérouler sous un ciel menaçant et un sol humide par endroit, notamment la partie après le passage dans le gué de BOURTHES…
Laurent BAYARD dégoupillait le premier et faisait le scratch devant nous à 12 secondes (moins d’une seconde au kilomètre, nous étions plutôt satisfaits), LEVASSEUR 3ème temps à 23 secondes et Jean Marc DHILLY toujours très rapide chez lui, suivait à 36 secondes.
Road book: page 241 case 9 et page 242 case 14, c’est là que sont les radars…
Le second chrono se déroulait à Hucqueliers et présentait un tracé beaucoup plus rapide avec quelques tronçons de départementales.
BAYARD poursuivait sa domination, LEVASSEUR lui emboitait le pas à 13 secondes et nous à 17. Dhilly refaisait le 4ème temps.
Philippe FLAMENT et Didier RENAUX, ne cherchant pas la performance en raison d’un moteur en rodage…
De retour au Touquet pour l’assistance, je pouvais savourer pour la première fois depuis BETHUNE 2002 le fait d’avoir une assistance dédiée en la personne de Ronald venue de sa Belgique natale surveiller l’Escort de plus près. De plus Danny HUTTIN officiait aux fourneaux avec ses amis, et nous préparait, pour les trois équipages (FLAMENT , DHILLY et nous) des pauses presques gastronomiques.
Danny HUTIN et Jean MANNESSIER, sans eux, ce n’est plus vraiment le Rallye du TOUQUET…
Lors du premier passage sur la spéciale spectacle du Front de Mer, j’avais conseillé à Jean VALANCKER, cheville ouvrière du challenge VHC en Nord de se placer à l’épingle de la fin de la boucle. Il n’a pas été déçu quand nous avons fait un 360 degrés devant lui…Pour le chrono, on verra cela au prochain passage…
(photo: Jean VANLANCKER…)
Ensuite arrivait le premier passage dans la longue spéciale de Parenty, longue de 27 kilomètres.
Partis sur un bon rythme, nous nous retrouvions vers la fin de la spéciale bloquée derrière la 500 SLC et vu l’étroitesse de la route et la largeur de l’Allemande, nous avons dû prendre notre mal en patience.
Rageant de perdre du temps ainsi…BAYARD et LEVASSEUR font pratiquement le même temps avec un avantage de 2/10ème pour Laurent, DHILLY 3ème temps à 40 secondes et nous, finalement 4ème après avoir contemplé l’arrière de la teutonne un peu trop longtemps à notre goût. Virginie ROSENBLIEH, qui était au point stop, a immortalisé l’instant et ne nous a pas trouvé très souriant…( voir la photo dans la galerie)
Entre temps nos amis BAILLERE avait renoncé sur un problème électrique ainsi que Serge BIECQ sur sa Sunbeam.
Hervé et Elisabeth BAILLIERE dans HUCQUELIERS.
Nous arrivions au départ de la spéciale de BOURTHES en même temps que la pluie. Nous savions depuis le départ que notre seule chance viendrait du ciel et que sous la pluie, la puissance serait moins prépondérante. Ainsi nos 171 chevaux auraient moins à rougir face aux 290 chevaux des PORSCHE 3 litres.
Nous partons sur un gros rythme, et malgré que le moteur ratatouillait après le passage dans l’eau du Gué, nous faisons notre premier temps scratch devant Dhilly et Bayard. Levasseur nous avait quitté sur problème mécanique ainsi que Marc et Aurélie RICHE sur leur Golf Gti.
Course superbe de Jean Marc DHILLY et Thomas COUSTENOBLE sur la Giulia.
Le deuxième passage dans Hucqueliers disputé sous la pluie, nous permettait de faire parler la poudre à nouveau.Nous reprenons d’un coup 37 secondes à Laurent BAYARD…Dhilly 2ème temps et Pontier 3ème.

Le passage par Etaples pour un regroupement nous permit de retrouver la famille BAILLIERE qui avait été en spéciale nous voir passer (bien malgré eux). Leurs commentaires étaient fort instructif.
Petit passage à l’assistance, on monte la rampe de phare et nous resserons le roulement avant gauche qui avait beaucoup de jeu (détail qui a son importance pour la suite de l’histoire).
Le deuxième passage dans la super spéciale du Touquet nous réussissait car nous réalisions notre 3 temps scratch consécutif. Nous reprenions encore 8 secondes à notre copain BAYARD.

Au départ de Parenty 2 , vers 19h30, nous allumons les phares car la nuit était tombée, la route était encore bien humide par les averses précédentes, et Bruno et moi allions nous élancer pour 27 kilomètres de plaisir. Une route piègeuse, la nuit, un peu d’eau, toutes les conditions qui donnent au rallye une dimension unique et qui effacent les nuits passées à travailler sur nos autos…
Les grosses flaques d’eau qui avaient rempli les cordes revenaient sur le pare brise en nous éblouissant avec la réverbération des phares, les spectateurs qui agitaient leurs bras lors de notre passage nous faisaient vivre un beau moment, ceux qui font aimer le rallye.
Vers la fin de la spéciale, à un kilomètre de l’arrivée, un bruit inquiètant venait du train avant. Bruno, entre deux notes, me disait : ” Y’a un bruit”. Je ne répondi pas car cela faisait un moment que je sentais une grosse vibration sous mes pieds et que je cherchais ce que cela pouvait être…
Nous terminons sans prendre de gros appuis et nous rendons à l’évidence, le roulement avant gauche avait laché. L’auto restera là, après le point stop.
Dommage car malgré notre problème et la baisse de rythme sur la fin, nous réalisons le 2ème temps à 7 secondes de Laurent et de Loïc BRIGAUDEAU désormais solidement installés dans leur fauteuil de leader.
Après avoir mis une demi heure à faire les 4 kilomètres qui nous séparaient de l’auberge d’Hucqueliers pour ne pas endommager davantage le demi train, nous retrouvons nos camarades au départ de leur dernière spéciale de la journée qu’ils disputeront en neutralisé en raison de la violente sortie de route de Samuel SALAUN et de sa Cosworth.
Nous garderons un bon souvenir de cette édition 2010 car avec 3 meilleurs temps et deux 2ème temps sur 8 spéciales parcourues, nous n’avons pas à rougir de notre prestation. Dommage que la fête se soit arrêtée dès le samedi soir…
Le lendemain, le classement ne changera pas au long des 4 spéciales.
Laurent BAYARD et Loïc BRIGAUDEAU pouvaient enfin savourer leur victoire au TOUQUET.
La 911 de Laurent et Loïc après la bataille.
Jean Marc DHILLY et Thomas COUSTENOBLE terminaient 2ème (comme l’an dernier) et François PONTIER et David BROGNARD 3ème.
Signalons la 6ème place de Philippe FLAMENT et Didier RENAUX sur la Berlinette, qui terminent enfin un Touquet…
LA GALERIE PHOTO du TOUQUET VHC 2010 en cliquant ICI
Petit clin d’oeil à l’écossais Duncan CAMERON qui a toujours son KILT rangé dans sa 205 pour passer sur le podium…