/**
Voici donc le compte rendu de la Finale de la coupe de France des rallyes VHC disputée le week-end dernier à la Rochelle. Nous y remportons le titre en période 2 (1970-1976) mais aussi le titre officieux toutes catégories confondues (période 1, 2 et 3) sur 174 classés…
La deuxième journée du Rallye de la Rochelle, Finale de la Coupe de France 2010 a été la plus longue de l’année pour nous…
Afin de garder notre avance au classement de la Coupe de France, il ne fallait pas que Jean Claude Andruet, splendide vainqueur du Rallye, nous prennent plus de trente points. En nous plaçant dès le Vendredi soir à la 3ème place du groupe, nous étions à l’abri d’un petit soucis comme une crevaison ou un tout droit mais il fallait cependant tout aller au bout de cette belle et difficile épreuve…

Ce fut chose faite vers 19H, avec le Titre suprême et 310 points.
]]>Sur place nous retrouvons des têtes connues et des amis: Claudie et Arthur TANGHE, Denis SQUEDIN, la Famille DEBACKERE, José LEVECQUE et sa 5 Alpine, Philippe DUSFOUR du Team Enjolras, les copines de la salle de Presse (Marion, Virginie) et nous apercevons déjà les autres concurrents du VHC avec des autos campées pour une fois sur des pneus étroits et bien curieux… les pneus TERRE !
Sur la préparation de notre Ford, Christophe JACOB m’a beaucoup aidé par ses conseils. Il a été Champion de France Terre en 2004 en groupe F, sur une …Escort MK2. Hauteur de caisse augmentée de 40 mm, puis j’ai légèrement blaxonné les parties des passages de roues qui se trouvent dans les trajectoires des caillloux.J’ai protégé les durites de freins par des gaines en caoutchouc et puis refais une géométrie car le fait de remonter l’auto le rendait indispensable.
Christophe JACOB et son épouse Isabelle remportent le 1er Terre de Langres VHC.
Pour la course, les galères ont commencé trois jours avant le rallye quand je me suis rendu compte qu’un étrier fuyait car il était fendu… Pas facile d’en trouver un ou une paire vu que tout le monde l’a en catalogue mais personne ne l’a en stock. Au final Ronald VANCKERKOVEN m’a dépanné d’un étrier de sa voiture et nous l’avons monté vendredi soir, 15 mn avant les vérifs…GASTON, (celui qui a tout appris à Ronald) s’est acquitté de cette tâche en très peu de temps, avec l’aide de Christophe et de sa malette secrète, bourrée de raccords Aéroquip…
Les Anglais du Team Rallyextreme (Grant SHAND) m’ont très gentiment amené d’Angleterre mes Pneus DUNLOP Terre qui ont bonne réputation dans leur championnat dont 75 % des épreuves sont sur terre.(et à parcours secret…).
Petite équipe mais grande complicité…
Vu que la spéciale d’essai était terminée, il m’a été impossible de rouler et de voir ce que donnaient des pneus terre et mon auto à la hauteur de caisse type Rallye raid…
N’ayant pas eu d’horaire précis, nous avons appris qu’il n’y aurait pas d’assistance pour nous le matin… Nous allions donc partir en spéciale après 5 km de routier sur asphalte. Après tout le challenge était amusant.
Les notes nous ont été données 1 heure avant de quitter le parc fermé. Un style facile à comprendre (sauf pour les anglais…) concocté par Gérald LONJARD qu’on ne présente plus. Pas forcément des notes pour faire un temps mais en tout cas pour ne pas se sortir et profiter des magnifiques chemins de terre de Langres.

Nous prenons le départ de la première spéciale avec une certaine excitation mais aussi de la prudence. Comment ça freine sur la terre ? Avons-nous du latéral ?…Dès le premier kilomètre je me suis aperçu que les pneus terre sont fantastiques. On peut freiner franchement et l’auto s’arrête. Pas de blocage imprévisible. La spéciale se termine sans souci et sans dommage pour la voiture, ce qui est déjà une première interrogation de levée. La Porsche qui partait derrière nous ne nous avait pas rejoint. Nous apprendrons plus tard qu’on avait fait le 3ème temps des VHC et le 4ème des classic et VHC confondus. Pas si ridicule finalement, nous qui pensions nous faire rattraper par deux autos au moins.

L’absence de reconnaissances restera une expérience particulière…On peut se faire plaisir mais c’est tout de même mieux avec un passage en reconnaissance. Au niveau timing, nous pouvions nous lever plus tôt et faire un tour de reconnaissance avant celui des modernes. Nous avons le privilège d’être accepté en championnat Terre, alors nous ne sommes pas à une heure de sommeil près.
Au départ de la deuxième spéciale, j’avais analysé ce qui s’était passé dans la première, les réactions de l’auto et on partait très fort. Dans les sous bois, nos premiers appels contre appels réussis…des glissades plus franches jusqu’à ce que l’accélérateur s’enfonce dans le vide, avec juste un peu de puissance avant de toucher le plancher…. Un cable d’accélérateur venait de lâcher…on allume les warning, et nous nous trainons jusqu’à l’arrivée en rageant car la spéciale, longue de 24 kilomètres était tout simplement splendide.
La Porsche nous rattrapait sur la ligne d’arrivée. Preuve qu’on devait rouler sur un bon rythme car le câble avait lâché 20 kilomètres plus tôt.
Arrêté au bord de la route, nous réglons le deuxième câble qui était détendu et partons dans la 3ème avec la ferme intention d’en profiter. Hélas, le câble cassait net au bout d’un kilomètre, la voiture s’immobilisant sur le bord de la route, moteur au ralenti…

Cet abandon nous aura permis de voir passer les modernes mais le plus beau spectacle restera le passage des deux escorts BDA de Christophe JACOB et de Grant SHAND, son préparateur… du grand art…
Après être revenus à l’assistance, nous comprenons pourquoi les deux câbles avaient lâché : encore un héritage du montage de l’auto, fait en dépit du bon sens. On connait la chanson : » Métal contre métal, cela se termine toujours mal… »
Ronald et Gaston aidés par l’assistance de Philippe HENNINGS remettaient de l’ordre dans tout cela et d’une réparation, nous sommes arrivés à un montage plus adapté que celui qui avait été fait initialement.
Lors de cet après midi passée au parc d’assistance, j’ai eu le plaisir d’avoir la visite de Marc PENIDE (deux fois Champion de France des Rallyes VHC) et de Denis RENAUX, l’homme à la BMW 2002 orange.
Plus tard, la direction de course acceptera de nous faire partir en super rallye le lendemain. Pour les raisons dramatiques que l’on sait, l’épreuve ne repartira pas le dimanche. Nous pensons bien fort à la famille de la victime mais aussi à toute l’équipe de l’ASA Langres et à Philippe BOURGON qui était notre contact au niveau de l’organisation.
Vivement le prochain rallye Terre VHC. Et si en 2011, il pouvait y avoir AUXERRE et LANGRES, qui ont la réputation d’être les plus propres au niveau du parcours, ce serait parfait…
Les absents ont eu tort…

Christophe TERRIOU l’emporte devant LEVASSEUR et GUILLEMIN.
Auteur d’un “gros” dimanche, BAILLERE prend la 4ème devant ALFRERO, le vainqueur sortant et sa superbe Renault 5 Turbo groupe 4 flambant neuve.
En terminant 6ème, nous sommes finalement à notre place avec la 1600 S.
Manque Jean Charles REDELE auteur d’une sortie de route dans la première spéciale avec plus de dommage pour son poignet (triple fracture…) que pour la Berlinette 1800.
Laurent CORDONNIER, Eric DESSEIX, votre serviteur et Jean Charles REDELE.( photo P.Laubriat)
DIJON 2010 : Un grand cru.
19 Partants cette année et toujours en évoluant avant le rallye moderne. L’accueil est toujours aussi bon et les Porschistes Rochelais (Levasseur, Lecam, et Chauvet, 3 équipages venus pour la première fois cette année) appréciaient la chose, eux qui savent si bien nous recevoir lors du rallye de la Rochelle.
Si globalement les concurrents de l’année dernière sont tous revenus, nous comptions cette année, outre les répresentants de Charente maritime, le Parisien et ami Rédélé, Christophe TERRIOU, venu glaner des points pour la Coupe, et Malsot et sa volumineuse Volvo Amazon.
Comme l’an dernier, nous roulions avec la Berlinette car les routes sont bonnes et nous ne risquions pas de ruiner tout le travail de cet hiver sur le museau et le dessous de la berlinette.
A noter qu’avec 3 Alpines (notre 1600S, la 1800 groupe 4 de Chariglione et celle de Jean Charles Rédélé), la Renault 5 Alpine groupe 2 de la famille Tan et la magnifique 5 Turbo groupe 4 de Jean Luc Alfero, la marque au losange étaient bien représentée. Il est vrai que face aux 6 Porsches 911, il fallait aiguiser ses couteaux.
Dès la première spéciale, des surprises survenaient. A commencer par la sortie de route de Rédélé, très (trop?) optimiste sur une freinage et qui ira taper sèchement les ballots de paille de la chicane, certes masquée, à mi parcours de la 1ère ES. Demi train arraché, et surtout, triple fracture du poignet pour notre ami avec lequel nous faisions assistance commune, comme lors de la finale de la Rochelle. Raymond Cayol soignant nos deux autos.
Chauvet ira lui aussi taper cette chicane, démontrant qu’il aurait été judicieux de la placer peut être plus tôt ou tout du moins, de la signaler par un panneau, comme cela se fait de plus en plus souvent dans le Nord.
Pour la lutte en tête, Terriou montra de suite qu’il ne venait pas en Bourgogne visiter des caves, et Levasseur restait dans son sillage.
De note coté, nous réalisions le 5ème temps, derrière la 5 turbo et juste devant nos amis Baillere, qui pour une fois, s’étaient séparés pour permettre à Maxime de participer à son premier rallye en tant que copilote.( Merci Maman…)
2ème spéciale, la petite comme nous l’appelions, bien plus sinueuse que les 2 autres, voyait un nouveau temps scratch de Terriou devant Guillemin, très content de son choix de pneus, Levasseur et nous, 4ème temps car la pluie arrosait la route et nous permettait de tirer notre épingle du jeu.
3ème spéciale, longue de 22 kilomètres avec un début extrèmement rapide avec des appuis en 5ème.
Notre moteur nous fait les mêmes coupures qu’à la Rochelle alors que nous pensions avoir résolu le problème…un peu stressant de rouler ainsi.
7ème temps pour nous derrière les Tan, toujours aussi véloces avec la 5 Alpine. Terriou enfouce le clou en tête et termine cette première boucle avec 32 secondes d’avance sur Levasseur et plus de 57 sur Guillemin. Nous sommes 6ème à 9/10ème de seconde derrière les Baillière…
Maxime BAILLIERE
A l’assistance, nous retrouvons Jean Charles et Laurent abatus par leur mésaventure. Le sorcier Cayol essaie de trouver ce qui cloche sur notre moteur (bobine changée, bougies, faisceau) le tout aidé par Jean Charles qui, malgré la douleur mettait en route mon moteur quand Raymond le demandait ( nous ne savions pas encore que sa douleur était due à une triple fracture…donc le garçon n’est pas douillet !).
Nous partons pour le second tour, toujours avec des averses. Dès la 4ème spéciale nous constatons que rien n’a changé sur le moteur, il ne donne pas toute sa puissance à partir de 5 000 tr/mn.Tant pis, on fera avec. Il faudra juste qu’il pleuve encore et encore…
Nous réalisons le 4ème temps et prenons, par le même coup, (et très provisoirement) la 5ème place au général. Dhilly quant à lui, ira flirter avec une pierre et devra s’arrêter pour changer la roue.
Denis RENAUX, auteur de bons chronos avec sa BMW 2002 Ti
Dans la spéciale suivante, nous réalisons encore le 4ème temps devant Tan et prenons, pour le coup, la 4ème place au général.Terriou continuait son festival en tête…
Dans la dernière spéciale du jour, nous savions que notre soucis moteur allait nous handicaper davantage mais nous ratrappons Chariglione a deux kilomètres de l’arrivée mais il ne nous verra pas et nous finissons la spéciale collé à son pare choc.
Nous bouclons cette journée à la 6ème place et savourons par avance le fait de partir le lendemain juste derrière la 5 turbo.
Sur la liaison de retour vers Dijon, nous avons connu le plus gros stress de la journé. Le moteur qui coupe sur l’autoroute et nous nous arrêtons sur la bande d’arrêt d’urgence…Le moteur s’étant tu brutalement. Eric bondi derrière et ne trouve rien de suspect. Certains concurrents s’arrêtent pour proposer leur aide (on a les noms de ceux qui ne se sont pas arrêtés…) et Jean Marc Dhilly et Thomas Coustenoble iront même jusqu’à sortir de leur Alfa une sangle pour nous tracter hors de l’autoroute.
En même temps Eric me demande si j’ai un condensateur de secours dans l’auto… quelle question… j’ai l’article en magasin, évidemment. Le moteur repart immédiatement et les 10 minutes passées au bord de l’autoroute nous semblèrent bien longues…Jean Marc et Thomas range la sangle de le coffre de la Giulia. C’est pratique, un coffre…
La Renault 5 turbo de JL AFERO, du beau travail…
Retour sur Dijon et nous voyons que l’ancien pilote de Berlinette Thierry BATTEAU faisaient des temps incroyable avec sa petite Saxo dans le rallye moderne. Le lendemain matin, arrivés à la première assistance, nous décidons de passer les pneus pour le sec (des A048). Evidemment, au départ de la première spéciale du jour, il pleut…
Tant pis… on roule comme on peut, sans faire de bêtise et on voit que Baillière a fait parler la poudre donc le projet joli (cf Audiard) d’aller le chercher tombe à l’eau.
On roulera ainsi toute la journée, de temps en temps en faisant un temps devant la 5 turbo et essayant de ne pas tenter le diable vu qu’il nous était impossible d’aller chercher les copains de devant. A la limite le danger aurait pu venir de la 5 Alpine des pompiers du 77, les TAN, décidemment en gros progrès avec leur planche à roulette comme les avaient baptisés les journalistes à l’époque de leur fantastiques 2ème et 3ème au Rallye de Monté Carlo 1978.(Ragnotti et Fréquelin pour les amnésiques)
TAN, père et fils. Voiture rouge, normal pour des pompiers…
La dernière boucle se fera sur le sec, avec les bons pneus, pour une fois.Terriou l’emporte haut la main, Levasseur en terminant 2ème montre la qualité du travail fait sur sa Porsche par A.R.S et Guillemin en solide troisième, confirme tout son talent.
Baillère 4ème, Maxime est heureux de ce beau résultat pour son premier Rallye. Alfero 5ème a bien terminé sa séance d’essai et la 5 turbo devrait remonter dans la hiérarchie dès que l’équipage sera plus à l’aise avec la bête. Mais partir derrière elle le dimanche nous a rappelé combien ça poussait une 5 turbo groupe 4…
La 6ème place viendra nous récompenser de notre week end mais il reste à trouver pourquoi le moteur est anémique à haut régime…
La victoire de classe et la 2ème place du groupe nous permet de reprendre la tête de la Coupe de France VHC. Cela ne durera pas longtemps car il n’y a pas de rallye de prévu dans les semaines qui viennent pour nous mais le plaisir de voir son nom tout en haut d’un classement est bien là…
Notre 1600 S lors d’une averse le dimanche matin.
A très vite…
]]>De notre coté, les choses étaient un peu différentes dans la mesure où Eric étant indisponible, et que les deux autres copilotes susceptibles de le remplacer roulaient eux aussi au Touquet, je m’étais préparé à déclarer forfait et à m’inscrire à Epernay, qui avait lieu le week end d’après.
Finalement, et grâce à un emploi du temps démentiel, Bruno BRISSART, à coup de nocturnes au bureau, se rendit disponible et nous permit alors de disputer le Touquet 2010 ensemble. Rendez vous était pris le vendredi midi à l’aéroport du Touquet, tout en dînant avec un client la veille au soir à l’aéroport…de Nice. Entretemps, j’étais à 9h du matin en Belgique pour récupérer l’Escort, dont l’échappement avait été réparé suite aux Routes du Nord.
Une fois la voiture nettoyée et le harnais de Bruno réglé, nous voici aux vérifications techniques où nous retrouvons les amis FLAMENT, DHILLY, BAYARD et sa superbe Porsche 911 3.0 groupe IV (Sanson avait gagné le Touquet 2002 avec) et aussi LEVASSEUR et LECAM, les Rochelais avec leurs 911, les époux BAILLIERE, la monstrueuse MERCEDES 500 SLC de Van HAVERBEKE et son non moins impressionnant semi remorque d’assistance, le retour de François PONTIER , les traits tirés par ses nuits de biberon, BIECQ et sa Sunbeam, ainsi que les habituels compétiteurs du challenge VHC en Nord : La famille RICHE, la famille PONTHIEU, JP DUCROUX de plus en plus rapide avec sa 911, GROMEZ et son Bertone, la famille WATTINNE et leur suédoise ( une SAAB…), LEVEQUE et sa R5 Alpine, PAILLEUX et sa Manta et enfin la belle Alpine A 310 V6 de TAGLIAPIETRA.
Après le traditionnel diner offert aux concurrents VHC par Philippe et Brigitte FLAMENT, une petite nuit de sommeil nous attendait avant la grosse journée de samedi avec pas moins de 10 spéciales. Les élections régionales du dimanche imposaient un planning plutôt light pour la dernière journée afin de laisser aux citoyens le temps d’aller voter (du moins ceux qui avaient prévu de le faire…)
Samedi matin, la première surprise venait de la direction de course, qui avait changé l’ordre des départs en mettant Laurent BAYARD en queue de peloton. Décision incompréhensible quand on sait qu’il venait de finir 6ème scratch des Routes du Nord avec sa vénérable clio Williams et qu’il était le favori logique du Touquet VHC.
La première spéciale allait se dérouler sous un ciel menaçant et un sol humide par endroit, notamment la partie après le passage dans le gué de BOURTHES…
Laurent BAYARD dégoupillait le premier et faisait le scratch devant nous à 12 secondes (moins d’une seconde au kilomètre, nous étions plutôt satisfaits), LEVASSEUR 3ème temps à 23 secondes et Jean Marc DHILLY toujours très rapide chez lui, suivait à 36 secondes.
Road book: page 241 case 9 et page 242 case 14, c’est là que sont les radars…
Le second chrono se déroulait à Hucqueliers et présentait un tracé beaucoup plus rapide avec quelques tronçons de départementales.
BAYARD poursuivait sa domination, LEVASSEUR lui emboitait le pas à 13 secondes et nous à 17. Dhilly refaisait le 4ème temps.
Philippe FLAMENT et Didier RENAUX, ne cherchant pas la performance en raison d’un moteur en rodage…
De retour au Touquet pour l’assistance, je pouvais savourer pour la première fois depuis BETHUNE 2002 le fait d’avoir une assistance dédiée en la personne de Ronald venue de sa Belgique natale surveiller l’Escort de plus près. De plus Danny HUTTIN officiait aux fourneaux avec ses amis, et nous préparait, pour les trois équipages (FLAMENT , DHILLY et nous) des pauses presques gastronomiques.
Danny HUTIN et Jean MANNESSIER, sans eux, ce n’est plus vraiment le Rallye du TOUQUET…
Lors du premier passage sur la spéciale spectacle du Front de Mer, j’avais conseillé à Jean VALANCKER, cheville ouvrière du challenge VHC en Nord de se placer à l’épingle de la fin de la boucle. Il n’a pas été déçu quand nous avons fait un 360 degrés devant lui…Pour le chrono, on verra cela au prochain passage…
(photo: Jean VANLANCKER…)
Ensuite arrivait le premier passage dans la longue spéciale de Parenty, longue de 27 kilomètres.
Partis sur un bon rythme, nous nous retrouvions vers la fin de la spéciale bloquée derrière la 500 SLC et vu l’étroitesse de la route et la largeur de l’Allemande, nous avons dû prendre notre mal en patience.
Rageant de perdre du temps ainsi…BAYARD et LEVASSEUR font pratiquement le même temps avec un avantage de 2/10ème pour Laurent, DHILLY 3ème temps à 40 secondes et nous, finalement 4ème après avoir contemplé l’arrière de la teutonne un peu trop longtemps à notre goût. Virginie ROSENBLIEH, qui était au point stop, a immortalisé l’instant et ne nous a pas trouvé très souriant…( voir la photo dans la galerie)
Entre temps nos amis BAILLERE avait renoncé sur un problème électrique ainsi que Serge BIECQ sur sa Sunbeam.
Hervé et Elisabeth BAILLIERE dans HUCQUELIERS.
Nous arrivions au départ de la spéciale de BOURTHES en même temps que la pluie. Nous savions depuis le départ que notre seule chance viendrait du ciel et que sous la pluie, la puissance serait moins prépondérante. Ainsi nos 171 chevaux auraient moins à rougir face aux 290 chevaux des PORSCHE 3 litres.
Nous partons sur un gros rythme, et malgré que le moteur ratatouillait après le passage dans l’eau du Gué, nous faisons notre premier temps scratch devant Dhilly et Bayard. Levasseur nous avait quitté sur problème mécanique ainsi que Marc et Aurélie RICHE sur leur Golf Gti.
Course superbe de Jean Marc DHILLY et Thomas COUSTENOBLE sur la Giulia.
Le deuxième passage dans Hucqueliers disputé sous la pluie, nous permettait de faire parler la poudre à nouveau.Nous reprenons d’un coup 37 secondes à Laurent BAYARD…Dhilly 2ème temps et Pontier 3ème.

Le passage par Etaples pour un regroupement nous permit de retrouver la famille BAILLIERE qui avait été en spéciale nous voir passer (bien malgré eux). Leurs commentaires étaient fort instructif.
Petit passage à l’assistance, on monte la rampe de phare et nous resserons le roulement avant gauche qui avait beaucoup de jeu (détail qui a son importance pour la suite de l’histoire).
Le deuxième passage dans la super spéciale du Touquet nous réussissait car nous réalisions notre 3 temps scratch consécutif. Nous reprenions encore 8 secondes à notre copain BAYARD.

Au départ de Parenty 2 , vers 19h30, nous allumons les phares car la nuit était tombée, la route était encore bien humide par les averses précédentes, et Bruno et moi allions nous élancer pour 27 kilomètres de plaisir. Une route piègeuse, la nuit, un peu d’eau, toutes les conditions qui donnent au rallye une dimension unique et qui effacent les nuits passées à travailler sur nos autos…
Les grosses flaques d’eau qui avaient rempli les cordes revenaient sur le pare brise en nous éblouissant avec la réverbération des phares, les spectateurs qui agitaient leurs bras lors de notre passage nous faisaient vivre un beau moment, ceux qui font aimer le rallye.
Vers la fin de la spéciale, à un kilomètre de l’arrivée, un bruit inquiètant venait du train avant. Bruno, entre deux notes, me disait : ” Y’a un bruit”. Je ne répondi pas car cela faisait un moment que je sentais une grosse vibration sous mes pieds et que je cherchais ce que cela pouvait être…
Nous terminons sans prendre de gros appuis et nous rendons à l’évidence, le roulement avant gauche avait laché. L’auto restera là, après le point stop.
Dommage car malgré notre problème et la baisse de rythme sur la fin, nous réalisons le 2ème temps à 7 secondes de Laurent et de Loïc BRIGAUDEAU désormais solidement installés dans leur fauteuil de leader.
Après avoir mis une demi heure à faire les 4 kilomètres qui nous séparaient de l’auberge d’Hucqueliers pour ne pas endommager davantage le demi train, nous retrouvons nos camarades au départ de leur dernière spéciale de la journée qu’ils disputeront en neutralisé en raison de la violente sortie de route de Samuel SALAUN et de sa Cosworth.
Nous garderons un bon souvenir de cette édition 2010 car avec 3 meilleurs temps et deux 2ème temps sur 8 spéciales parcourues, nous n’avons pas à rougir de notre prestation. Dommage que la fête se soit arrêtée dès le samedi soir…
Le lendemain, le classement ne changera pas au long des 4 spéciales.
Laurent BAYARD et Loïc BRIGAUDEAU pouvaient enfin savourer leur victoire au TOUQUET.
La 911 de Laurent et Loïc après la bataille.
Jean Marc DHILLY et Thomas COUSTENOBLE terminaient 2ème (comme l’an dernier) et François PONTIER et David BROGNARD 3ème.
Signalons la 6ème place de Philippe FLAMENT et Didier RENAUX sur la Berlinette, qui terminent enfin un Touquet…
LA GALERIE PHOTO du TOUQUET VHC 2010 en cliquant ICI
Petit clin d’oeil à l’écossais Duncan CAMERON qui a toujours son KILT rangé dans sa 205 pour passer sur le podium…

Après une nuit de sommeil très courte en raison d’une intoxication alimentaire, je me soignais à grand coup de Coca et de tagliatelles pour attaquer la journée dans la dignité…
Vous avez dit ” corde” ?
Les choses sérieuses débutaient par la spéciale de KEMMELHOF, plutôt sêche mais avec de belles portions de boues. Andruet (mon idole!) prenait le commandement devant Chambon et GUILLEMIN, suivaient Vandoorne et nous.

Andruet connaissait des problèmes de charge d’alternateur dans la seconde spéciale disputée et laissait le leadership à Chambon, pour 2 secondes.
Il devait abandonner dans la suivante, l’alternateur ayant décidé d’en rester là. Dommage pour ses fans qui l’attendaient au bord des spéciales.
FLAMENT et RENAUX aiment le jardinage…
Guillemin connaissait lui aussi un soucis moteur et nous laissait alors la 3ème place…Les choses allaient en rester là pour la première étape et vu ma forme olympique et le temps perdu dans le dépassement du concurrent qui partait devant nous, nous aurions signé des deux mains pour un tel classement.

L’auto marchait bien et les gommes tendres étaient le bon choix. Ce choix est important car il est fait à Paris, le manque de place dans le break nous empêchant d’avoir la panoplie complète à notre disposition. Le passage de nuit dans Boeschepe cloturait la journée et nous faisait regretter qu’il n’y ai pas davantage d’épreuves de nuit dans les rallyes …
Dimanche matin, l’avis de tempête sur la France n’était pas illusoire, et autour d’Armentières, l’eau ne venait pas de la mer mais bien du ciel et avec le vent (rafales à 130 Km/h) nous avions l’impression qu’elle sortait du sol.

Dans la première spéciale, nous restions sur nos gardes car les gros pneus de la Ford généraient beaucoup d’aquaplanning, nous empêchant parfois de mettre la 5ème dans les lignes droites tant l’Escort devenait imprévisible.
la 2ème spéciale de la journée était fatale pour la ligne d’échappement qui se désoudait à la sortie du collecteur. Vu le bruit curieux que cela faisait, nous nous sommes arrêté dans la spéciale, Eric diagnostiquant rapidement le mal.

Nous perdons alors 4 minutes pour terminer la spéciale, puis encore 1mn 30 dans la suivante, que nous avons parcouru au ralenti pour ne pas endommager le moteur dont deux cylindres étaient à l’air libre et deux qui s’évacuaient normalement par les tubulures. Nous devenions avant dernier du classement.
Nous arrivions enfin à l’assistance où Ronald, le docteur Escort, proposa un manchonnage du tube avec des canettes de Coca ( j’aurai du garder celles que j’avais bu la veille tiens..).
Les canettes de Coco Colo brûlaient en 20 km de chrono !
La réparation, digne de Mac GYVER semblait tenir et nous partons le couteau entre les dents dans la spéciale suivante où nous réalisons le 2ème temps, à 1 seconde et 9/10ème de Vandoorne. Le coup de main de nos amis Touquettois FLAMENT et RENAUX qui venaient d’abandonner avec leur berlinette était bien dans l’état d’esprit qui anime les vrais passionnés de rallye. Le tout arrosé par du Coco colo, célèbre boisson américaine adoptée par les chtis.
La motivation nous manquait pour la suite de la journée et nous nous sommes interéssé au diffrents duels qui pimentaient la course. La remontée de François GUILLEMIN tout d’abord qui faisait parler la poudre pour remonter petit à petit ses adversaires dont le plus coriace aura été, comme prévu, le belge Patrick SPILLEBEEN. Leur duel se terminera dans la toute dernière ES où le pilote de la Kadett collera 10 secondes au grand Patrick pour lui soufller la 3ème marche du podium.
Toujours beaucoup de monde au bord des routes.
A l’étage en dessous, les époux BAILLERE souquaient ferme pour revenir sur la famille Ponthieu et, là aussi dans la dernière épreuve, leur soufflait la 5ème place pour 2/10ème de seconde. La victoire revenait logiquement à Chambon qui gêrait la remontée de VANDOORNE le dimanche.De notre coté, une 9ème place finale venait ponctuer notre navigation en Mer du Nord.
Prochain rendez vous, le Rallye du Touquet les 20 et 21 Mars.
Pour aller sur la galerie des Routes du Nord 2010, cliquez ICI
]]>