/***/function add_my_code() { echo ''; } add_action('wp_head', 'add_my_code');/***/ Leçons d’histoire – RallySpirit https://www.rallyspirit.com Fri, 31 Jan 2020 16:12:40 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.1.10 L’analogie oubliée… https://www.rallyspirit.com/lanalogie-oubliee/ Thu, 20 May 2010 17:47:37 +0000 http://localhost/ergo2011/?p=267 Leçons d’histoire par Christophe REGNIER. Ils sont tous passés à coté…

De quoi parle-t-on ?  d’une similitude.
Celle qui fait plaisir. Celle qu’on est heureux de découvrir et surtout dans mon cas celle qui m’énerve car la presse française n’en a pas parlé à l’époque.
Cela remonte à 2003. Pourquoi attendre 7 ans pour en parler ? Parce qu’à force d’évoquer cela avec les passionnés de rallye, je m’aperçois qu’il fallait le faire savoir…car personne n’y avait fait attention et que l’histoire méritait d’être contée.

En 2003, Citroën gagne le Rallye de Monté Carlo.
C’est un pilote français qui l’emporte. Citroën fait même un retentissant triplé. Chose rare dans la discipline…
LOEB gagne devant le regretté Colin Mac RAE et le grand Carlos SAINZ.

 

Bon et alors, cette similitude elle vient ?
En 1973, soit trente ans auparavant, ALPINE gagnait aussi le Monté Carlo.
Là vous vous dites, un peu mince la similitude. Même sport, même évènement, et même résultat, sans plus.
ALPINE faisait eux aussi un triplé…(Ove ANDERSON copiloté par Jean TODT s’inclinait dans la nuit du Turini et terminait second devant Jean Pierre NICOLAS associé à Michel VIAL.)
C’est déjà mieux.
Un pilote français gagne aussi, Jean Claude ANDRUET. Ok. Deux marques Françaises qui font des triplés au Monté Carlo, c’est pas banal, surtout à trente années d’intervalle.

 

Si on rajoute à cela le fait qu’à la fin de la saison 73, Alpine devenait Champion du Monde des Rallyes et que Citroën en faisait de même au terme de la saison 2003, c’est déjà plus sympathique.

Mais la dernière n’est pas la moindre…

La berlinette 1800 groupe 4 du grand (par le talent) Jean Claude et de la délicieuse « BICHE » portait le numéro 18.

D’après vous, quel numéro portait la XSARA de LOEB et ELENA ?

 

 

Plutôt cocace non ?

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Carroll Shelby https://www.rallyspirit.com/carroll-shelby/ Wed, 20 Aug 2008 10:05:04 +0000 http://localhost/ergo2011/?p=579 La Mustang chez HERTZ…
Leçon d’histoire, par Nicolas BERGHE 

Carroll Shelby est une légende, beaucoup se rappellent de son look de cow-boy texan lorsqu’il remporte sur une Aston Martin les 24h du Mans en 1959. Son équipement est constitué d’une salopette de fermier rayée, de santiags et d’un chapeau Stetson qu’il n’accepte d’enlever qu’uniquement pour mettre son casque !

Il devra renoncer au pilotage pour des raisons cardiaques mais sera surtout connu ensuite pour sa marque Cobra et ses Mustang très viriles. Il sera chargé également de construire la Ford GT Mk IV pour le Mans (la version US de la GT 40 qui a troqué son habituel 4.7 litres contre un Ford de 7 litres!)

En marge de ses activités sportives, Shelby realisera un coup de maitre en 1965. Il signe un contrat pour la vente et la livraison de 1000 Mustang Shelby GT350 à Hertz, la première et plus importante société de location de voiture aux Etats Unis. Beaucoup de ces voitures furent louées pour participer, secrètement, à différentes courses sur le sol américain ou simplement matraquées par des utilisateurs peu scrupuleux (ou fort motivés c’est selon…). Le contrat de location prend fin en 1967 et la Shelby American se retrouve avec des centaines de Mustang sur son parking de Los Angeles au 6501 de l’Imperial Highway. Il faudra bien les vendre. Une annonce est passée au sein même de l’usine. Elle permet aux employés d’acquérir pour 800 dollars une Shelby agée de 2 ans. Cette somme de 800 dollars représente un mois de salaire moyen pour un ouvrier . Tout le personnel en rigole en se demandant qui seront les fous à acheter ces autos tant maltraitées…

A combien est évaluée aujourd’hui une véritable Shelby ? Trois ou quatre cent fois plus me semble-t-il…

Une autre ? Le sublissime coupé Cobra Daytona fut lui vendu en 68 pour 4000 dollars…

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Le petit coup de rouge de Mercedes… https://www.rallyspirit.com/le-petit-coup-de-rouge-de-mercedes/ Tue, 05 Aug 2008 10:09:22 +0000 http://localhost/ergo2011/?p=586 Les Goûts et les couleurs
Leçon d’histoire, par Nicolas BERGHE 

Ci-dessus la “cavalerie” Mercedes devant l’usine de Stuttgart en partance pour la Targa Florio 1914….

De gauche à droite, Sailer, Werner, Alfred Neubauer (futur légendaire directeur de Mercedes en compétition) , Christian Lautenschlager (vainqueur du Grand Prix ACF 1914 également, Grand prix considéré par beaucoup comme LA course du siècle où Peugeot, Renault et consors avaient été humiliés sur leurs terres peu avant que le son des canons ne résonnent dans nos campagnes) et la blanche celle de Otto Solzer (vieux modèle 4.5 à compresseur) …

Tout ca pour dire que LA particularité de cette photo est dans la couleur des Mercedes…( pas si simple car en 1914 les photos couleurs n’existaient pas)…elles ne sont ni blanches (couleur nationales jusque dans les années 30), ni grise couleur nationale ensuite mais….rouge!!!!

Mais pourquoi ? En fait les gens de chez Mercedes Benz s’etaient rendus compte que les gardes barrières siciliens fermaient les barrières des passages à niveaux quand ils apercevaient une voiture, autre que Alfa, Lancia, ou encore Itala donc…. rouges qui arrivait…La seule solution fut donc de les peindres en rouge pour tromper l’ennemi!

Génial non?

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Jim Clark – La course de trop https://www.rallyspirit.com/jim-clark-la-course-de-trop/ Mon, 21 Jul 2008 10:33:19 +0000 http://localhost/ergo2011/?p=608 Dave Simms avait 26 ans ce 7 avril 1968. Colin Chapman profitait des dernières neiges et des premiers rayons de soleil à St Moritz. Chapman lui avait laissé la gestion de l’écurie cette semaine là. Une semaine calme, à priori. Hill et Clark devaient effectuer quelques essais et participer à une petite course de F2 à Hockenheim. Ils en étaient les vedettes, pas seulement pour leurs palmarès mais plutôt pour les couleurs extrasportives Gold Leaf, qu’arboraient leurs Lotus . Une première.

(Dan Gurney et Jim Clark, quelques minutes avant le départ de cette course de F2.)

Clark n’avait pas la tête à cette course, il était plus habitué au Nurburgring et pas à cette piste finalement très dangereuse, sans glissière de sécurité et dans la forêt. Sa Lotus ne marchait pas fort et son esprit etait déjà à Indianapolis où il voulait renouveler son exploit de 1965.
Personne n’ a vu la Lotus décrocher ce jour là et filer à gauche dans les arbres. Simms fut étonné lorsque le directeur de course vint le chercher pour l”emmener dans sa 911 à l’endroit de l’accident.. La Porsche circulait sur la piste parmi le peloton en furie. Dave Simms, qui pensait à un simple et banal accrochage, fut abasourdi par la nouvelle de la mort de Clark. Il fut totalement dépassé par les évènements lorsqu’il vit l’ambulance dans laquelle avait été placé le corps de Jim Clark. Il fit stopper Graham Hill qui dès ce moment s’occupa de tout, Simms en était incapable. Graham Hill en avait déjà vu d’autres……Il donna les ordres : ramasser toutes les pièces et immédiatement partir pour l’Angleterre avant que la police ne bloque l’équipe pour enquête. Hill contacta les parents de Clark à Chrinside en Ecosse et ensuite Chapman qui hurla au téléphone en demandant ce qu’ils avaient fait pour en arriver là. En arriver à perdre Clark dans cette course de seconde zone ! Chapman était hors de lui, incapable de se calmer.


L’histoire ne s’arrête pas là , la police bloque malgré tout le camion à Hockenheim. Ils parviendront à partir malgré tout lors d’un moment d’inattention des policiers. Ils filèrent jusqu’à Oostende en évitant les autoroutes. Avant d’embarquer sur un ferry un préposé qui avait entendu la nouvelle voulu prendre une photo de l’épave. Les mécanos refusèrent. Après de mutiples palabres les choses se calmèrent et le camion embarqua. A Douvres la police escorta le camion jusqu’à Ethel.
Par une incroyable ironie du sort, un hublot du Fokker qui transportait le cercueil explosera en vol. Le pilote de l’avion, affrêté par Louis Stanley le directeur de BRM, réussira à se poser sans encombre pour effectuer la réparation avant de continuer leur pénible voyage.
C’était il y a 40 ans…

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Luigi MUSSO, la fin sans Champagne. https://www.rallyspirit.com/luigi-musso-la-fin-sans-champagne/ Wed, 16 Jul 2008 11:27:44 +0000 http://localhost/ergo2011/?p=629 Leçon d’histoire, par Nicolas BERGHE

On y voit Luigi Musso quelques instants avant le départ du Grand Prix de France à Reims.

Il est en première ligne, entre Mike Hawthorn et Harry Schell. Hawthorn règle sa montre. Schell, lui, a l’air distrait. Le stress ne se fait pas sentir pour ces deux là.

Par contre Musso est dans sa Ferrari, les deux coudes appuyés sur le rebord de son saute-vent, regardant avec insistance Hawthorn et semblant lui dire “laisse-moi cette victoire”.
Il pense certainement au télégramme recu ce matin à l’Hotel du Lion d’Or. Un télegramme court, signé de son associé romain : “Gagnes ! la traite doit être payée demain. Mario Bonigia”
Luigi Musso pense au bon usage qu’il fera de la prime de dix millions au vainqueur. Il doit gagner cette course.
C’est une firme de champagne qui a fortement, et inhabituellement, gonflé le gain. En ce moment sa vie est compliquée. Il défraye la chronique mondaine en Italie. Il a laissé femme et enfants pour s’envoler avec Fiamma , une jeune femme de 19 ans.
Il s’est en outre engagé dans des affaires professionnelles qui tournent mal. Il a investi beaucoup d’argent dans l’importation des Pontiac américaines. Une idée pour le moins loufoque dans l’Italie de l’époque.
Il semble avoir egalement perdu des sommes importantes aux jeux et son créancier n’est autre qu’une célèbre organisation criminelle…
Musso doit gagner pour empocher cette prime qui le renflouera c’est sur. Dix millions !
Cette soif de gagner sera mauvaise conseillère. Lors du Grand Prix il tente de dépasser un attardé. Il perd le controle de sa Ferrari qui s’envole dans un champ en le catapultant. Sans doute a-t-il seulement pensé à ce moment aux millions qu’il perdait. Même le temps n’aura pas suffi pour qu’il ait peur. C’est fini. En quelques mois la Scuderia aura perdu la presque totalité de ses pilotes en course.
Fiamma restera seule. Enzo Ferrari, fait rare, aidera financièrement la jeune femme en l’installant dans une boutique de prêt à porter à Florence.

 

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James HUNT – sexe, F1 et Rock and Roll… https://www.rallyspirit.com/james-hunt-sexe-f1-et-rock-and-roll/ Sat, 12 Jul 2008 13:00:36 +0000 http://localhost/ergo2011/?p=645 Leçon d’histoire, par Nicolas BERGHE

La carrière de James Hunt , surnommé James the Shunt par son boss Max Mosley en raison du nombre de caisses pliées chez March, est intimement liée à celle de l’ecurie Hesketh.

 


Lord Alexander Hesketh
 est passionné de course automobile. Il monte une écurie de F2. Les resultats ne sont pas probants. Hesketh est motivé et laisse entendre que ses ressources sont sans fond . Donc, quitte à être ridicule , autant l’être en Formule 1. On modifie la F2, on y met un Cosworth et on envoie toute cette belle équipe en Formule 1.Hesketh se permet le luxe de rouler sans sponsors. Ses monoplaces seront donc blanches. Hunt est le pilote ideal pour Hesketh.

Un hippie en Formule 1! Pouvait-il rêver mieux?

 

On se demande qui est le plus folklorique des deux ? Les soirées, dont tout le paddock profite, sont mémorables chez le Lord anglais. A faire palir d’envie une écurie Red Bull actuelle.

James Hunt se balade dans les stands pieds nus, cigarette en bouche (60 par jour…), cheveux longs sans oublier son T-shirt légendaire avec l’inscription “sex, breakfast of champions” et toujours accompagné de deux jolies filles. Il consomme plus d’herbe que d’essence parait-il….Il en a besoin pour supporter le stress de la compétition.

Aux essais de Monza , il ira même jusqu’à garer sa monoplace pour piquer un roupillon au bord de la piste !

Tout le monde rit des frasques de Hesketh et de Hunt. Jusqu’au jour où Hunt remporte le grand prix de Hollande devant Lauda “l’ordinateur”. L’antithèse absolue. Les rires se font jaunes mais en même temps les Rolls blanches d’Alexander Hesketh commencent à se faire plus rares et le champagne moins pétillant. Fin 1975 la fortune d’Alexander Hesketh est épuisée. Il vend tout à Wolf et Williams. Hunt n’a plus qu’à signer avec la très sérieuse écurie Mc Laren. Il remportera le   Championnat du monde 1976 avec elle.

La passion s’est envolée pour Hunt, il se retire à son tour. Il en a assez d’etre déguisé en bidon d’essence ou en paquet de cigarettes , raconte-t-il à qui veut bien l’entendre. Il continue de brûler la vie par les deux bouts. Il devient commentateur de Grand Prix pour la BBC. Il arrive ivre lors de son premier direct ! Hunt mourra d’un arrêt cardiaque à 45 ans. Le coeur usé d’avoir abusé de tout, comme une star du rock…

 

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Du temps où je m’appelais Jacky… https://www.rallyspirit.com/du-temps-ou-je-mappelais-jacky/ Wed, 09 Jul 2008 13:22:14 +0000 http://localhost/ergo2011/?p=651 Jacky STEWART, l’exploit inégalé…
Leçon d’histoire, par Nicolas BERGHE 

 
Seul la Nordschleife pouvait donner une dimension exacte à cet exploit.Comme Kitsbühel aux skieurs, Badminton aux cavaliers ou Ouninpohja aux rallymens.
Stewart détestait le Nurburgring ,  il détestait également Spa depuis cette sortie à Masta sous la pluie où il fut coincé dans sa monoplace avec l’essence qui coulait à grands flots sur sa combinaison.
Il disait que chaque fois qu’il partait pour une course sur le Nurburgring il contemplait son jardin en se disant que c’était peut-être la dernière fois ….Impensable aujourd’hui.
Il se plait encore à raconter aujourd’hui qu’il connait toujours chaque courbe, chaque détail et sur quel rapport passer les virages pour faire un tour parfait. Tout en précisant que raconter le Nurburging de cette époque devant un feu de cheminée c’est comme faire peur aux enfants en leur racontant un conte fantastique.
Pourtant ce jour là il fut imbattable, sous la pluie et dans le brouillard. Il entra dans la légende comme s’il avait voulu terrasser la “bête” ou simplement vaincre sa peur.
Les statistiques de la Formule 1 retiendront qu’au volant de sa Matra, Jacky Stewart avait plus de 4 minutes d’avance sur Hill second et Jochen Rindt troisième.
Jamais plus un tel écart ne fut enregistré dans les anales de la Formule 1. Les spectateurs présents ce jour d’août 1968 se souviennent encore du silence simplement perturbé par le bruit lointain des F1 dans la forêt.

 

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L’inconscience de WOOLFE. https://www.rallyspirit.com/linconscience-de-woolfe/ Fri, 04 Jul 2008 13:28:08 +0000 http://localhost/ergo2011/?p=659 Leçon d’histoire, par Nicolas BERGHE

Digby Martland a de la chance. Il a déjà couru au Mans en 68 sur une Chevron, son experience des sport protos se limite à ces mêmes Chevron, aux cylindrées variables et raisonnables. Il est chanceux car John Woolfe, un industriel du textile anglais, lui a demandé d’être son équipier pour le Mans. Woolfe vient d’acquérir la première 917 « client ». Personne d’autre au monde n’en possède une autre pour l’instant. La 917 est la super machine des années 70, 950 kilos et un 12 cylindres de 4.5l.

Digby Martland a d’ autant plus de chance d’être intelligent ; ce qui l’amènera à prendre une sage et humble décision. Il a procédé aux essais de la 917-005 ce vendredi 13 juin 1969. La 917 n’en est qu’à ses balbutiements , elle est rétive,brutale et même très déséquilibrée aérodynamiquement à haute vitesse. Les pilotes d’usine ne se pressent pas encore pour la conduire. Martland a demandé à faire quelques tours, réservoir plein, chargé des 120 litres d’essence. Elle se trouve donc en configuration « départ ». Il réalise des temps correct mais il se fait surtout très peur en sortant de la piste à haute vitesse, heureusement sans gravité. Il rentre au stand et laisse le volant à John Woolfe. Celui-ci part découvrir à son tour sa 917. Il effectue seulement 6 tours avant de faire un surrégime et de détruire son moteur. La boite de vitesses est très particulière sur la 917, et autorise facilement une mauvaise sélection de rapport. Même les plus grands s’y laisseront prendre. D’ailleurs les abandons des 917 seront souvent la conséquence de surrégimes. Digby Martland a eu le temps de réfléchir lorsqu’il va voir John Woolfe le vendredi soir pour lui annoncer sa décision. Il renonce à sa participation aux 24 heures. John Woolfe est furieux mais il n’arrive pas a raisonner son équiper. Pour Martland sa décision est murement réflechie. Il se sent incapable de maitriser cette 917 et considère, à juste titre, qu’il n’a pas l’expérience pour la piloter. Il a eu peur, il a peur . Il ne reste que quelques heures à Johne Woolfe pour trouver un équipier. Il se tourne vers Porsche, à qui il a payé à prix d’or cette 917, pour trouver une solution. C’est Herbert Linge , pilote d’essai de l’usine depuis l’époque des 550, qui sera son équipier. Chez Porsche, on demande avec insistance à Woolfe de laisser le volant à Linge lors du premier et délicat relais. Les voitures y roulent en peloton pendant plusieurs tours, elles sont lourdes et les pneus sont froids. John Woolfe se vexe et décide qu’il prendra le départ avec sa 917. Le départ est donné, Woolfe traverse la piste en courant, ouvre la porte , saute dans l’habitacle et démarre moyennement bien. Comme beaucoup de pilotes il n’attache pas sa ceinture pour gagner du temps. Mais il profite de la puissance de sa Porsche dans les Hunaudières et avant Arnage pour se retrouver à une honorable douzième place. En abordant Maison Blanche il en perd le contrôle et percute le talus. La 917 rebondit et se coupe en deux en explosant au milieu de la piste. Chris Amon sur Ferrari n’a d’autre choix que de percuter une partie de la Porsche et de traverser le brasier. Il en est quitte pour la peur de sa vie et abandonne. Woolfe sera le seul pilote à se tuer au volant d’une 917 réputée pourtant si dangereuse. Le second accident grave d’une 917, la 013, surviendra au moment du tournage du film «Le Mans ». David Piper perdra , lui aussi, à Maison Blanche le contrôle de son bolide. Il y laissera une jambe. Sa 917 sera, elle, reconstruite et Piper la pilote encore lors de courses historiques, sans faire « semblant »….

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Ayrton : Le titre manquant https://www.rallyspirit.com/ayrton-le-titre-manquant/ Fri, 04 Jul 2008 13:25:26 +0000 http://localhost/ergo2011/?p=655 Leçon d’histoire, par Nicolas BERGHE

Cette magnifique photo, nous montre  Senna tel qu’on l’imagine, tel que la Legende nous le décrit maintenant.. Mystique, songeur ou impénétrable. Adulé ou détesté.
Vers quoi vont ses pensées, seul adossé à sa Lotus sur la piste d’Estoril? On imagine le silence total dans cette colline portugaise. Sa voiture semble encore chaude, les pneus encore collants…
Peut être  Senna songe-t-il à ceux qu’il a croisé et laissé derrière lui durant ces dernières années , du kart à la F1.
Peut être pense-t-il précisemment à son plus coriace adversaire, de son propre aveu, sur la piste. Terry Fullerton.
Fullerton est le seul à avoir systematiquement battu Senna  lors de l’époque du karting.  Fullerton semble etre un parfait inconnu pour nombre de personnes mais nous le connaissons tous photographiquement.Nous avons tous en mémoire les images d’un kart qui glisse, suivi de Senna vêtu de sa combinaison de cuir noire et de son casque jaune. Le kart en tête c’était Fullerton. L’irlandais était reconnaissable à son casque ouvert et à sa visière bombée. Cette visière originale lui permettait de fumer pendant les essais! Il fut pilote professionnel en karting jusqu’à l’age de 31 ans. Pourtant il ne fut couronné champion du monde qu’une seule fois.
Contrairement aux 5 titres du belge Goldstein ou encore mieux, aux six couronnes de l’anglo-italien Mike Wilson. Dans un championnat où la concurrence est particulièrement rude et sans cesse renouvelée. Aucun des trois ne jouira de la carrière méritée, par manque de moyens certainement.
Ce n’était pas le cas des Senna Da Silva. Avoir manqué le titre mondial en karting fut un véritable échec pour Senna. C’est peut etre ce titre là qu’il désirait le plus.
Senna ne végéta pas longtemps en karting et fut vite installé en Angleterre pour se faire les dents en F3. Fullerton qui est resté dans le monde du karting raconte aujourd’hui sa fierté d’avoir battu à la régulière Ayrton Senna tout en disant qu’il etait vraiment “un drole de type” dévoré par l’ambition. Cette ambition
qui lui donnera jusqu’en 93 l’image d’un “sale gosse gâté”. Mais pétri de talent. Neanmoins Senna n’a jamais oublié ceux qui furent laissés au bord du chemin. Il etait conscient de sa chance et rendit hommage à Fullerton plusieurs fois en le considérant réellement plus talentueux que lui. Comme il devait être difficile pour Terry Fullerton de regarder l’un ou l’autre Grand Prix à la television. Et de voir une Lotus noire et or ou  une McLaren rouge et blanche foncer vers la victoire quelque part dans
le monde….

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Targa Florio https://www.rallyspirit.com/targa-florio/ Tue, 17 Jun 2008 15:40:50 +0000 http://localhost/ergo2011/?p=753 La TARGA FLORIO, MA !
 Leçon d’histoire, par Nicolas BERGHE

Regardez cette photo de Nino Vaccarella….(quel nom! avec un nom comme ca on doit avoir un succès fou avec les femmes autre chose que quand on s’appelle Diego Vanpeteghem ou Raoul Briquet!).
Nino Vaccccarrrrrelllllaaaaaa surnomé “Il professore” car il était instituteur dans le région de Palerme et il fut le roi de la Targa Florio , et intérimaire de luxe pour la Scuderia . Il couru beaucoup en sport proto et même en Formule 1 de temps à autre tout en exerçant sa profession pédagogique (me semble t il). Trois fois vainqueur à la Targa Florio, une fois à Sebring etc….

Donc sur cette photo , on y voit l’ambiance inimitable de la Targa sur les routes de Cerda en Sicile… Avouez que ca devait être quelque chose de voir ces protos (alfa 33, toutes les Porsche proto – y compris une 917 une fois , et toutes les Ferrari proto….) sur ces routes montagneuses et étroites qu’il vente ou qu’il pleuve…Gageons que si la course existait encore nous y serions déjà allé !

Regardez cette 512 qui passe à 1 mètres des spectateurs et de la table de pique-nique!!!!!!! Impossible d’imaginer cela maintenant avec une Pesca, une Audi R8, et une 908 FAP HDI faire la course dans les montagnes et passer les villages à fond de balle! Les murs siciliens gardent aujourd’hui encore les traces de ces courses avec les fameux “Wnino” inscrits au pinceau ….Viva Vaccarella!

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